10 février 2009
Des coquilles Saint Jacques qui ont pris la couleur du soleil
Il vous manque à vous aussi ce rayon réchauffant ? Cette luminosité qui met de bonne humeur ? Alors ajoutez du soleil dans vos assiettes en utilisant cette belle racine orange qu’est le curcuma. Pour en savoir plus cliquer ici.
Aujourd’hui c’est la coquille St jacques qui passe au jaune en gagnant au passage un petit goût exotique qui lui va très bien. Le curcuma mélangé à du gingembre frais, à de la citronnelle, un peu d’ail et une pointe de piment réveille notre coquille bien agréablement. Pour atténuer ces saveurs puissantes, j’ai ajouté du lait de coco et voilà un plat très facile près à accompagner des légumes verts, blancs ou des féculents à votre guise.
Vous trouverez 12 autres recettes de coquilles St Jacques en cliquant ici.
Ingrédients
Pour 4 personnes
3 kilos de coquilles St jacques
1 petite racine de curcuma frais
½ piment rouge frais
5 cm de racine de gingembre
1 branche de citronnelle
3 gousses d’ail
1 c. à s. de vinaigre de riz
1 petite boîte de lait de coco
2 c. à s. d’huile d’olive
Sel et poivre
Recette
Nettoyer les coquilles et les réserver sur du papier absorbant. Avec des gants (sous faute de ressortir avec les doigts tous jaunes) éplucher la racine de curcuma au rasoir à légume ou à l’économe, puis la couper en tous petits morceaux au couteau. Garder les gants pour enlever les graines du piment et couper le en toutes petites lamelles. Procéder de même pour le gingembre, l’ail et la citronnelle. Faire chauffer l’huile dans une poêle et y faire revenir le curcuma, le gingembre, la citronnelle, le piment et l’ail. Mettre à feu vif et remuer souvent, cuire pendant 5 à 7 minutes le temps que les ingrédients colorent gentiment, baisser le feu et ajouter les coquilles. Cuire de chaque côtés quelques minutes, les coquilles ne doivent pas dorer mais se colorer en jaune. Ajouter alors le lait de coco, baisser le feu et laisser réduire quelques minutes. Servir aussitôt avec l’accompagnement de votre choix.
14 janvier 2009
Tartare de Saint Jacques au Litchis et son espuma blanche
Après Lavande de Lignes et Papilles, voici que Chantal d’Assiettes gourmandes reprend le gant des légumes et fruit vedettes. Pour cette quinzaine, c’est le litchi qui a gagné et je dois avouer que je me suis sentie un peu sèche au départ. J’avais bien en réserve des muffins au citron et litchi (cliquer ici) et un dessert à publier que ma belle sœur a fait pour Noël, un régal au praliné et crème de litchi mais j’attends qu’elle m’envoie la recette, en attendant voici la photo.
Alors c’est finalement chez Chantal même que j’ai trouvé l’inspiration. Elle nous proposé des crevettes avec des litchis et pourquoi pas du poisson avec ces petits fruits acidulés. Ce week end nous étions invités à diner et trop pressée de faire gouter mon idée je me suis proposée d’emmener la mise en bouche. C’est que j’avais aussi envie d’essayer mon cooktoy de Noël, mon siphon à Espuma (cliquer ici).
Alors me voilà partie en quête de l’espuma parfaite pour ce tartare. Je ne voulais pas inventer n’ayant jamais testé la bête, alors dans le livre offert avec le cooktoy je trouve une espuma de fumet de poisson qui me semblait convenir avec tartare. Et bien sur j’ai voulu tout faire, le fumet de poisson et tout le reste. Résultat, j’ai oublié de mettre les litchis dans la première version et mon espuma n’était pas aussi mousseuse que je ne le pensais. Mais, nous avons bien présenté les choses dans des cuillères à dégustation et tous les convives habitués à mes essais modifiables ont quand même bien aimé ce tartare de St Jacques sans litchis et m’ont tous avoués qu’ils n’étaient pas mécontents que j’ai oublié les petits fruits. Voici donc la photo de la version sans litchis :
Pourtant je suis tenace, il me restait des coquilles et des litchis. Le lendemain soir, j’ai recommencé en famille avec mes enfants pas toujours très tendres avec leur mère quand elle teste ces idées. Et bien ce fut un succès, ils ont adoré surtout le petit goût sucré du litchi qui associé au citron vert, à la citronnelle et la coriandre se révèle un très bon adoucissant. Sans ce défit, jamais je n’aurais eu l’idée, faisant donc en sorte que ce jeu perdure !
Ingrédients
Pour l’Espuma
200 ml de fumet de poisson *
200 ml de crème liquide entière
1 petite c à c. de wasabi pour relevé
Pour le tartare pour une vingtaine de cuillères
3 kg de coquilles St Jacques sans corail
2 tiges de citronnelle
1 citron vert non traité
10 branches de coriandre fraiche
Sel
Poivre en grain parfumé (du Vietnam de préfèrence)
8 litchis
Recette
* pour le fumet, j’ai cuit dans une grande casserole, une carcasse de turbo et une autre de carrelet gentiment offertes par mon poissonnier avec un oignon clouté de girofle, le vert d’une botte de poireaux, une carotte et quelques feuilles de chou vert, un bouquet garni, du sel et du poivre. J’ai recouvert le tout d’eau froide et cuit pendant 30 minutes à feu moyen. J’ai filtré et utilisé ce fumet pour mon espuma. Je n’ai pas jeté le reste, j’ai enlevé les clous, le bouquet garni et les carcasses puis ajouté 2 pommes de terre à purée et obtenu un velouté parfumé au poisson qui m’a assuré un diner du dimanche soir pour toute la famille.
Pour le tartare, laver avec beaucoup d’attention les coquilles et les couper en petits morceaux au couteau. Ajouter le zest entier du citron vert et son jus. Enlever les premières tiges des branches de citronnelle et les découper très finement, ajouter. Couper au couteau les branches de coriandre et ajouté, réserver quelques feuilles pour la déco. Saler et poivrer le mélange et réserver au frais pendant 1 à 2 heures le temps que les coquilles cuisent au jus. Pendant ce temps mélanger le fumet filtré, le wasabi et la crème liquide dans le siphon et mettre au frigidaire.
Au moment de servir ajouter les litchis frais épluchés et couper comme les coquilles. Répartir dans des cuillères et ajouter une cartouche de gaz pour faire l’espuma dans un petit récipient à part. Libre à chacun de faire le mélange comme il veut. Décorer avec une feuille de coriandre et bonne dégustation !
01 janvier 2009
Apéro St Jacques aux parfums asiatiques
Pour commencer 2009, voici l’apéro du déjeuner de Noël qui a remporté le plus grand succès. Noir et blanc pour inaugurer mes mois ou maintenant je m’autorise du bicolore.
Cette recette est un ramassis d’idées, de recettes que j’ai déjà faites, un mixte qui tourne bien. Je vous avoue que certaines fois mes mixtures virent au vinaigre et au « non publiable » mais pas cette fois-ci.
J’ai eu envie d’utiliser en version salé le fruit du dragon, ce fruit superbe à la peau rose et à la chaire noire et blanche qui vient d’Asie, l’an dernier lors de notre séjour au Vietnam et au Cambodge nous en avons fait une cure et retrouver ce fruit nous a rappelé de très bon souvenirs. Le fruit du dragon n’a pas un goût très prononcé, il ressemble au kiwi et n’est pas très sucré donc il peut très facilement s’ajouter à une recette salé.
L’association du fruit, du poisson aux algues et le croquant de la chips donnent un résultat très harmonieux. Alors pour que Frédérique puisse refaire la recette à Barcelone voici tous les truquillos :
Ingrédients pour 30 bouchées
4 kilos de St jacques avec coquilles et sans corail à décoquiller
1 cumbawa (petit citron vert à la peau grumelée)
le jus d’un citron vert
2 bâtons de citronnelle
2 c à s d’algues nori (cliquer ici pour en savoir plus)
1 c à s d’huile de sésame
1 oignon long rose
Du sel noir de hawaï
Un fruit du dragon
Des chips aux crevettes chinoises
Recette
Nettoyer les coquilles et les congeler 2 à 3 heures par sécurité. Couper les en petits morceaux, ajouter les zest du cumbawa, le jus du cumbawa et du citron vert. Ajouter les bâtons de citronnelle frais et l’oignon coupés très finement. Ajouter les algues et l’huile. Laisser mariner 2 heures au frais. Au dernier moment, éplucher le fruits du dragon et couper des rondelles. Sur des petites assiettes dresser les chips, une cuillère de tartare de St jacques égoutté et un fruit du dragon. Déguster très vite pour conserver le croquant de la chips. Parsemer de sel noir d’hawaï et de poivre noir.
N’oubliez pas de participer au jeu Cooktoy saison 2.
11 juin 2008
Coquilles pour un double baptême
Fanny et Juliette deux adorables jumelles enfants de nos amis seront baptisées le week end prochain et nous avons tester un des plats qui sera servit aux invités. Une cuisine à 6 mains ou chacun apporte ses idées pour un résultat presque parfait. Il y a des moments comme ça ou l'on partage et orchestre une recette qui sont à mon goût très sympa et à marquer, c'est pourquoi je vous livre cette recette sur mon blog même si elle n'est pas rouge, une petite pose douceur dans tout ce rouge très agressif et très festif.
Le mélange auquel je n'aurais pas pensé est subtil, les textures s'accordent bien, le gingembre est très présent, la vanille plus subtile, le sésame apporte une touche aussi agréable. Ce plat a passé son examen de passage et sera refait pour le double baptême de ces demoiselles !
Ingrédients pour 4
24 coquilles
1 jus de citron vert
dé de gingembre râpé
1 gousse de vanille
1 belle mangue
300 g de soja frais
2 c à s de graines de sésame noir
2 c à s de vinaigre de framboise
sel, poivre, huile, beurre
Recette
Faire mariner les coquilles pendant une heure dans le mélange jus de citron, gingembre, vanille. Les piquer et les cuire à la plancha bien huilée. Couper la manque en tranche et la mettre à caraméliser dans un peu de beurre sur le feu. Quand elle commence à prendre de belle couleur déglacer avec le vinaigre de framboise. Cuire le soja dans une poële avec de l'huile de l'olive 5 à 7 minutes, il doit rester croquant. Répartir le soja dans les assiettes, puis les coquilles et finir par la mangue. Saupoudrer de sésame noir.
30 mars 2008
Cevicé de St jacques aux primevères japonisant
Cela faisait très longtemps, trop longtemps que je n’avais pas fait de cevicé, c’est qu’Hervé mon beau-frère n’est pas là pour m’en réclamer à tout bout de champs. Lors de nos dernières vacances pascales ensemble à Royan, j’en avais fait 3 sortes en une semaine, le nordique, le japonisant et l’inspiration « Gagnaire » et depuis je les avais un peu oublié, à tort.
Et c’est pour un petit dîner entre amis ou chacun se chargeait d’une partie du repas qu’ayant choisi de faire l’entrée, je suis repartie vers cette recette.
Mais l’idée est venue après le marché, j’ai donc fait avec ce que j’avais. De très belles coquilles toutes fraîches et quelques fèves que je venais de préparer. J’avais aussi envie de faire découvrir à mes amis le goût du yuzu et du ponzu que je commence à mieux maîtriser depuis la lecture de ce livre. C’est donc plus vers le cevicé japonisant que je me suis lancée, le souvenir du mélange wasabi chantilly était très présent dans mes souvenirs.
Je souhaitais aussi mettre une petite note florale à cette entrée pour commencer à alimenter mon jeu cuisiner avec les fleurs de printemps. Et en jetant un œil dans mon jardin j’ai vu les primevères encore belles, je les ai goûtées et leur goût étant assez neutre je les ai ajoutées plus pour la déco. Le cahier des charges n’était pas des plus aisé mais j’avais le temps, un seul plat à préparer et je me suis lancée.
Mes petits verres à présentation sont trop petits, nous en aurions bien mangé le double !! Mais la légerété de cette entrée nous a permis d’apprécier le reste du repas, si vous êtes gourmants n'hésitez pas à doubler les doses.
Ingrédients pour 6
6 coquilles St jacques fraîches
24 fèves
6 c à c de yuzu
le jus d’un citron
le zest d’un demi citron
12 fleurs de primevères
6 c à s de chantilly maison non sucrée
6 à 12 pointes de wasabi
sel et poivre
6 c à c de ponzu (2.5dl de jus de yuzu, 2.5 dl de sauce soja, 5 cm2 de kombu séché, une poignée de copeaux de bonite, laisser macérer 3 j au frais filtrer) ou se trouve tout fait dans les éppiceries japonaises.
Recette
Laver les coquilles en enlevant toutes les impuretés et en conservant le corail, les déposer sur du papier absorbant. Couper chacune des coquilles en 4 tranches et disposer à plat sur une grande assiette, saler légèrement et poivre selon votre goût, recouvrir de jus de citron et mettre au frais 1 à 2 heures pas plus. Dans chaque petit verre mettre 4 fèves et 1 c à c. de ponzu et quelques zest du citron. Ajouter une fleur de primevère à laquelle on aura enlever tout le vert de la tige. Préparer la chantilly, - vous pouvez mélanger avec le wasabi direct ou laissez chacun le faire dans son verre (mon option) . Egoutter les coquilles et les ajouter dans le verre avec les fèves et les fleurs. A la dernière minute, ajouter alors la c à c. de yuzu, la chantilly, la primevère au dessus et une pointe de wasabi sur chaque cœur de primevère.
A déguster très vite !
21 mars 2008
Coquilles à l'acacia
Pour une première recette à base de feuille d’acacia, j’y suis allée vraiment mollo. J’ai goûté les feuilles, elles avaient un petit goût un peu âpre et légèrement sucré. Je suis donc partie sur un wok de légumes printaniers avec du gingembre et de la sauce soja et bien sur l’acacia. J’ai ajouté des coquilles st jacques tout justes poêlées. Un riz basmati et le tour était joué. L’acacia a trouvé sa place tout naturellement et j’en ai même ajouté du cru pour décorer le riz, il a été mangé aussi.
En tant normal, j’aurais mis de la coriandre dans ce type de recette, l’acacia est moins fort mais on le sens bien quand même. Puis une autre idée a fait son chemin donc suite de l’aventure Acaciesque au prochain épisode.
Ingrédients par personnes
3 à 4 belles coquilles
1 cà s d’huile d’olive
1 petite poignée de petits pois frais
1 petite poignée de soja
1 petit dé de gingembre
1 tige d’acacia
1 c à s de sauce soja
Poivre
Recette
Ecosser les petits pois et les mettre dans l’eau bouillante avec un BDS (bain de bicarbonate de soude), 2 à 3 min. Dans un wok, mettre l’huile à chauffer et cuire les coquilles quelques minutes de chaque côté, réservé. Dans le wok à feu fort, mettre les pousses de soja, les petits pois, le gingembre râpé, mélanger rapidement, ajouter l’acacia grossièrement ciselé et la sauce soja. Remuer quelques minutes. Y ajouter les coquilles pour les réchauffer et les parfumer.
Servir avec du riz basmati et décorer de feuille d’acacia qui seront croquer par les plus audacieux.
28 janvier 2008
Mise en bouche, Saint-Jacques aux poires et au whisky
Ce week-end, j’ai eu l’inspiration pour le concours : « Easy Marx pour vous » organisé par Chantal d’Assiettes gourmandes, il était temps la date limite approche à grand pas. Dans l’idée de respecter mon thème chromatique c’est à dire de faire des recettes blanches en janvier (quelque peu délaissé ces derniers temps), je me suis procurée des coquilles Saint Jacques au marché. J’ai aussi acheté quelques poires pour la semaine de Lavande. L’idée est venue de marier ces deux produits, un peu par hasard. J’avais envie de bouchée pour mes petites cuillères noires, petits «cook-toys» ramenés de Hong Kong et que je n’avais pas eu l’occasion d’utiliser. Pour lier cette association peu commune, j’ai fait une sauce très simple à base de whisky flambé et de crème fraiche.
Cette bouchée est très agréable, l’équilibre entre les ingrédients est très harmonieux, le croquant de la poire tout juste poêlée, la texture caractéristique le la coquille et le petit goût discret du whisky, nous ont ravi, cette recette sera refaite tant que ce sera la saison des coquilles.
Ingrédients pour 6 mises en bouche
6 coquilles St jacques
½ poire
2 c à s. de beurre
1 c à s. d’huile
3 c à s. de crème fraîche épaisse
1 c à s. de whisky
Sel de Guérande
Poivre au moulin
Recette
Eplucher et couper la poire en quartier, puis des tranches de 5mm dans les quartiers. Dans une poêle mettre 1 C à s. de beurre à fondre puis les poires. Dans une autre poêle et en même temps faire fondre le beurre avec l’huile puis ajouter les coquilles. Laisser cuire 3 minutes environ puis saler et poivrer les poires et les retourner, même opération pour les coquilles.
Faire chauffer le whisky dans une cuillère à soupe au dessus de la poêle, puis flamber sur le coquilles. Ajouter alors la crème fraîche et laisser fondre 2 à 3 minutes.
Préparer les cuillères et les petits récipients à sauce. Dans chaque cuillère disposer une coquille et une tranche de poire et dans chaque récipient une cuillère de sauce et une tranche de poire.
On déguste le tout mélangé un vrai petit délice.
19 janvier 2008
Salade mâche, Saint jacques, kumquat et yuzu tout un programme !
Je ne pouvais pas laisser la semaine de la mâche de Lavande sans une en faire une salade sa vocation première après l'avoir déjà triturée dans tous les sens, gaspachérisée et pizzefiée. Mais comment être original avec une salade : en lui ajoutant des petits ingrédients tendances et de saison. Pour la saison ça sera des coquilles St Jacques qui sont les incontournables bloguesques du moment. Pour la tendance ce sera la sauce Yuzu. Et quand on parle poisson on va chez Patrick de Cuisine de la mer et lui il a déjà fait des coquilles au Yuzu.
Pourtant, je ne résiste pas à vous raconter ma rencontre avec le Yuzu. Dans ma boîte anglaise, nous avions coutume de faire la fameuse Christmas party à Londres, ça tombait toujours mal (le jour des vacances scolaires) mais je n’ai jamais regretté d’y avoir été, les anglais ont un sens des traditions et de la beuverie incomparable. C’est lors de ces occasions que l’on peut découvrir leurs vraies personnalités, sinon ils ont du mal à se dévoiler.
Oui , mais nous avons changé de management et l’actuel n’aime pas ce genre de réunion, alors il cloisonne, une fête pour les anglais, une fête (une bouffe y a que ça que les français aiment) pour les français et une autre pour les allemands et finaud, lui il va au 3. Pourtant, je crois que celle qu’il préfère c’est la française, c’est un fin gourmet et il aime beaucoup notre cuisine surtout quand c’est « branchouille ». Cette année nous sommes donc aller au Kong près du pont neuf, décoration Stark et plats « nouvelle cuisine tendance japonisante » très bonne au demeurant. Le plus drôle dans ces situations, c’est de traduire les plats parce que même si ils ont une carte en anglais, derrière ces menus il y a toujours des bizarreries. Et celle qui connaît mieux les produits mode c’est moi donc je m’y colle. Mais mon anglais n’est pas à la hauteur, je m’en sort quand c’est technique ou financier mais dès que l’on dépasse le cadre professionnel, je suis obligée de faire de grands détours et des mimes en tout genre. Par exemple pour expliquer le foie gras, je suis partie sur un délire à propos des égyptiens qui gavaient les oies comme nous et je me souviens de la tête de mon boss de l’époque qui ne sortait pas beaucoup de son Angleterre, pour lui nous étions des vrais sauvages. Une autre fois, l’un de mes collègue avait choisi de la tête de veau et sortait chaque morceau de sa marmite avec délectation, avec des commentaire genre « à tiens voilà l’oreille… » , j’aime autant vous dire que nos anglais n’ont pas mangé grand-chose et notamment l’informaticien, je suis sure qu’il ne remettra plus les pieds dans un restau français avant longtemps !
Bon bref pour en revenir au Kong, j’ai choisi une cote de veau sauce Yuzu pour le nom parce que je ne savais pas ce que c’était. J’ai beaucoup aimé ce petit goût d’agrume un peu amer et je me suis précipité sur internet pour en savoir un peu plus. Et c’est là que j’ai trouvé une recette de Patrick avec des coquilles Saint Jacques et du Yuzu, il s’était déjà inspirée de Gracianne de Un dimanche à la campagne.
Ensuite il a fallut trouver cette sauce Yuzu, à Paris c’est facile il suffit de se rendre chez Kioko rue des petits champs, je n’ai pas cherché ailleurs mais la référence pour les produits japonais est Cléa et en cliquant ici vous trouverez des renseignements précieux. Sauf qu’au rayon sauce, il doit y a avoir au moins 10 bouteilles différentes de sauce Yuzu, du pur, des mélanges, j’en ai choisit 2 une qui est plus avec du soja et l’autre du pur jus de cédrat parce que si j’ai bien compris le Yuzu c’est du jus de cédrat cette orange amère que l’on trouve aussi dans le bassin méditerranéen.
Puis les sauces sont restées dans mes placards pour cause de vacances, et à mon retour, je les ai retrouvées et je me suis lancée sans filet (j’ai fait avec mes souvenirs de ce que j’avais lu et mes petites habitudes) dans la préparation de ces petites merveilles. J’avais acheté des kumquats au marché et naturellement, ils ont trouvé leur place dans cette recette, le yuzu renforçant le goût de l’agrume. Cette recette tant pour la mâche avec sa sauce soja bien relevée que pour les coquilles aux kumquats avec ce goût d’agrume amer est à conserver dans les annales.
18 coquilles Saint Jacques
18 kumquats
2 cas de yuzu pur
2 cas de vinaigre de riz (à défaut un vinaire blanc)
1 cas d’huile d’olive
Pour la salade
200 grammes de mâche bien lavée
2 cas de sauce yuzu au soja
2 cas d’huile de sésame
1 cas de vinaigre de riz
Recette
Laver les coquilles Saint Jacques et les égoutter sur du papier absorbant. Eplucher les kumquats en les conservant entier. Faire chauffer l’huile d’olive dans une poêle, y déposer les coquilles 2 à 3 minutes retourner et ajouter les kumquat. Au bout de 1 à 2 minutes ajouter le vinaigre et la sauce yuzu pur. Pendant ce temps préparer la sauce de la salade avec tous les ingrédients et mélanger avec la mâche. Servir aussitôt à l’assiette, la mâche en dessous, 3 coquilles et 3 kumquats par assiette.
06 octobre 2007
Ramen(ne) tes coquilles et ton oseille
Pour Lavande qui apprécie les jeux de mots, voici le dernier en date, inspirée par l’oseille. Il faut dire que l’oseille m’inspire, j’ai déjà fait le coup avec « Prends ton sabre, l’oseille et tire toi » où j’avais profité pour parler de l’escrime qui prend pas mal de place à la maison. Et cette fois ci je réitère pour féliciter nos champions qui font de très bons résultats par équipe aux championnats du monde. Je croise les doigts pour l’équipe masculine d’épée qui tire demain pour la médaille. Eric Boisse un fervent lecteur de ce blog – en fait il a dû venir au début et depuis il m’appelle Maïté mais je ne lui en veut pas !- nous a déjà ramené une très belle médaille d’argent en épée et donc bravo ! Et moi je ramène des « ramen» et de l’oseille de mon jardin pour accompagner les premières coquilles Saint Jaques du marché. Je m’étais dit que le corail me donnerait mon alibi orange mais il y en avait très peu comme chaque fois en début de saison. Never mind, elles sont délicieuses.
Au rayon des produits étrangers de mon supermarché on trouve des produits de temps en temps des produits japonais, cette semaine j’ai trouvé des pâtes Ramen. Il existe plusieurs sortes de pâtes qui ont un nom différent selon la taille mais et cela je l’ai découvert plus tard selon des recettes.
J’aime bien les pâtes japonaises parce qu’elles cuisent très vite et que dans les paquets, elles sont dosées par personne. J’en fait de temps en temps. Elles m’ont bien rendues services quand je cherchais du vert, les pâtes au matcha sont délicieuses.
J’ai cuisiné tous ces ingrédients au wok mais j’ai gardé des goûts plus traditionnels français, les coquilles ont été flambées au whisky et la sauce allongée à la crème fraiche. L’oseille et le persil ont été ajouté à la toute dernière minute, j’aime bien l’oseille pas trop cuite son petit goût acidulé se marrie très bien avec ce plat.
Ingrédients pour 6 personnes
3 kilos de coquilles Saint-Jacques
Un bouquet d’oseille et un bouquet de persil
2 paquets de pâtes Ramen
2 cas de whisky
4 cas de crème fraîche épaisse
2 échalotes
2 pincée de piment d’espelette
Recette
Nettoyer les coquilles. Faire cuire 5 minutes dans de l’eau bouillante les pâtes ramen, puis les rincer à l’eau froide, égoutter er réserver. Dans le wok, mettre 1 cas d’huile neutre et environ 20 grammes de beurre. Faire revenir les coquilles 2 minutes de chaque côté avec les échalotes coupées finement. Flamber au whisky. Ajouter la crème puis les pâtes, bien mélanger. Ajouter l’oseille et le persil hachés finement remuer très vite, saler et parsemer de piment d’espolette. Servir chaud.
Après avoir déguster ce plat, je suis allée me reposer, lire et somnoler (je suis une fervente adepte de la sieste le week end). En ce moment je lis l’élégance du hérisson et comme par hasard je tombe sur le passage où le japonais invite Renée et lui prépare des ramen en salade, et là j’ai vu mon sacrilège ! Les ramen se mangent froides avec une sauce verte pas détaillée dans le livre, je leur est ajouter de vert avec l’oseille mais bon nous les avons déguster chaudes, il va falloir que je creuse un peu plus !! Je vous conseille ce livre ceci dit, mais je ne suis pas la seule et un peu en retard.
09 septembre 2007
Saveurs des bois et de la mer sous un lit de salade violette (girolles et pétoncles)
Last minute mais la voici la recette à base girolles pour Lavande j'ai eu un peu de mal à les rendre violette, j'ai dû les cacher sous une salade violette! Tout d'abord je n'en ai trouvé que ce week end au marché et ensuite les événements du week end très sportif m'ont obligé à retarder la réalisation de cette recette qui me tenait à coeur.
L'année dernière convaincue par ma copine, j'ai couru la parisienne avec toute une équipe de copines, c'était le jour de mon anniversaire et mon passage à la dizaine supérieure est passé tout seul. Les filles m'ont convaincue de retenter l'aventure cette année. Mais cette année, il y a eu le blog et tous ces desserts et gâteaux que je faisais moins avant et donc il faut que je mette les bouchés doubles à l'entraînement et à l'entraînement seulement ... Et puis il faut des féculents, surtout que toute la famille commence à reprendre son sport et réclame sa dose de pâtes quotidienne voire biquotidienne. Une recette de pesto arrivera bientôt d'ailleurs. Ce midi, j'ai donc fait des pâtes mais pas violettes donc pas de photos elles étaient très bonnes quand même. Et c'est ce soir, ce dimanche soir, la soirée de la semaine que j'aime le moins que j'ai enfin fait ma petite salade mi chaude mi froide avec ces petites girolles et les pétoncles si joliment présentés sur l'étal de mon poissonnier. C'est une recette toute simple, le petit plus vient de la sauce de la salade à base d'huile de noix qui fait le lien entre les bois et la mer.
Ingrédients pour 4 à 5 assiettes
500 grammes de girolles
2 cas d'huile de tournesol
Une scarole rouge
300 grammes de pétoncles décortiquées
30 grammes de beurre noisette
3 cas d'huile de noix
2 cas de vinaigre de noix
sel et poivre
Recette
Laver la salade et préparer une vinaigrette avec l'huile de noix (bourrée d'oméga3 user et abuser de cette huile!). Mélanger la salade.
Laver les champignons, enlever le bout et les tremper rapidement dans une eau vinaigrée (je les sèche dans le panier à salade). Faire chauffer l'huile de tournesol dans une poêle, quand l'huile est bien chaude y mettre les girolle. Quand toute l'eau est évaporée les champignons sont cuits, réserver au chaud.
En parallèle, préparer un beurre noisette, dans une poêle, mettre 20 grammes de beurre et écouter le grésiller, quand il se tait ajouter les reste du beurre et les pétoncles 2 minutes de chaque coté. Déglacer avec une cas de vinaigre de noix.
J'ai repris l'idée de Patrick de CdM pour sa recette de sardines en salade au vinaigre de framboise, j'ai mis les champignons chauds avec les pétoncles sous la salade et la vinaigrette est venue chatouiller les bois et la mer et la salade a conserver tout son croquant. LA réunion de tous ces éléments nous a ravi le palais et l'attente nous l'a fait apprécier et supporter ce dimanche soir souvent morose.



















































