Difficile de refuser une invitation pour déguster du Maroilles Fauquet et de la bière. Surtout quand en apothéose, on se rend chez Florent Layden pour goûter ses recettes autour du Maroilles.

 

Florent Ladeyn Biere PVL

 

Bref, vous avez compris je n’ai pas décliné l’invitation et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé mes amis blogueurs Dorian, Cricri, Manue et Anna, ainsi que  quelques journalistes forts sympathiques. Le maroilles ne fait pas partie de mon historique alimentaire mais a été très vite adopté à la maison. Une de mes anciennes collègues du Nord qui a sévi un temps sur ce blog  m’a convertie. Moi, je l'ai initiée au  monde du blog, elle a ouvert le sien « Saveurs en héritage ». Il est conçu comme un carnet de recettes afin de transmettre à sa famille les petits plats qu’ils aiment, je vous y invite, pour un petit voyage dans la cuisine du nord.

Depuis cette conversion, le Maroilles apparaît régulièrement sur le plateau de fromage ou dans mes plats même si je dois l’avouer, c’est plus souvent en hiver.

Lors de cette visite, j’ai découvert toutes les subtilités de ce fromage à la mauvaise réputation odoriférante qui ne lui rend pas hommage.  J’ai aussi découvert des accords Maroilles/ bières que je ne soupçonnais pas.

Tout a commencé par la visite d’une micro-brasserie, celle de Dominique Dillies, PVL situé au sud de Lille. Depuis quelques années en France et en Belgique, on a vu fleurir les micro-brasseries créées par des passionnés de bières qui veulent une boisson à leur image, faite à partir des productions locales. Ces brasseurs font de la haute couture de bières. Ils créent leur propre collection comme notre brasseur qui produit 4 bières différentes chaque année. Sa production se monte à  250 hectolitres par an avec 2 bières permanentes et 2 bières « collection ».

 

bières-PVL

 

Ces bières sont de savants mélanges d’orge, de blé, de houblon et de malt plus ou moins torréfiés. Il  faut 2 mois pour inventer une nouvelle bière. Les céréales subissent divers traitements, torréfaction, en choc thermique, fermentation, refroidissement, chauffage. Le processus est complexe mais le résultat est très intéressant, à la dégustation on découvre de nombreuses saveurs et de belles nuances d’amertumes différentes.

 

brasserie

 

 

 

Après la brasserie, nous nous sommes lancés à l’assaut du fromage et nous avons goûté 3 bières différentes. Je devrais dire des fromages Maroilles. Sur la table nous avions toute la collection où chaque fromage a un nom selon son poids :

 

maroilles4

 

750 g pour le Maroilles,

575 g pour le Maroilles Sorbais
375 g pour le Maroilles Mignon
200 g pour le Maroilles Quart

 

autres maroilles

 

Mais dans la famille Fauquet, il y a aussi le vieux Lille à l’odeur encore plus puissante avec un goût très doux, la boulette d’Avène relevée par son parfum d’estragon et la crème de Maroilles parfaite pour cuisiner.

Depuis 1925, la maison Fauquet commercialise le Maroilles, le seul AOP du nord de la France, ce fromage à la pâte molle et à la croute lavée  fait ressortir les pigments rouges qui lui donnent sa belle couleur orangée. Comme beaucoup de fromages, le goût du Maroilles est différent selon son degré d’affinage.

 

Florent Ladeyn (3)

 

Après l’apéritif, déjà bien nourrissant, il ne nous fallait au moins Florent Layden pour nous régaler très subtilement avec ses propres petits plats et ceux préparés exprès pour nous. Vous trouverez tous les détails de notre déjeuner chez Florent Ladeyn à la découverte de la cuisine du Nord sous le signe du Maroilles en cliquant sur le lien.

Comment vous dire, nous nous sommes sentis gâtés, chouchoutés par ce géant, toujours de très bonne humeur.

Pour digérer, Eléonore nous avait concocté un petit parcours à la découverte de Lille. J’ai comme une envie de revenez-y.

Pour faire partager à mes cobayes préférés cette petite escapade, et avant qu’ils ne dévorent le Maroilles que j’avais ramené, à la petite cuillère,  je leur ai concocté une recette fortement inspirée par Cricri notre chti préférée, à suivre demain même heure sur le blog ….

Merci à Marine et Eleonore de chez Kingcom, et un spécial poke à Charlotte.