Dans ma famille, j’ai toujours vu ce caquelon bleu au look très  seventies. Mes parents l’on acheté en Suède quand je suis née et je pense qu’ils ont dû faire de belles soirées avec. Il est présent sur quelques photos de famille, de celles que l’on verrait aujourd’hui sur Facebook, genre fin de soirée ….

fondue

Je ne sais par quel appel aux sentiments j’ai réussi à le récupérer mais aujourd’hui il fait partie de mon trousseau. Régulièrement il revient sur ma table, avec son système archaïque de chauffage à l’alcool à brûler. Je le conserve précieusement et  prends grand soin du décorum pour le mettre en valeur chaque fois que je l’utilise.

La fondue garde son côté convivial de partage du pot commun mais avec la démocratisation des vacances au ski, la fondue savoyarde a quelque peu détrôné la fondue bourguignonne. J’avoue avoir un vrai faible pour la fondue avec la viande et ses petites sauces qui l’accompagnent. Je pense avoir transmis ce penchant à mes enfants car lorsque j’annonce fondue c’est tout de suite la fête.

Réussir une fondue Bourguignonne demande un minimum d’organisation et le respect de  quelques règles.

L’art de la table

Tout d’abord la nappe, préférez une nappe un peu plastifiée ou une nappe en coton unie qui supporte les produits dégraissants. Pour les serviettes, jetables ! Entre la mayonnaise et l’huile de la friture ne tentez pas le diable et laissez les taches à la poubelle.

Avec mon caquelon bleu, j’ai tendance à sortir toute ma vaisselle bleue dépareillée qui vient d’un peu partout, des petits pots du Maroc, des assiettes d’une solderie, …le tout  constituant un joli camaïeu. D’ailleurs, n’hésitez pas à choisir une ou deux couleurs et sortez tout votre attirail, le côté « mélangé » donne souvent de belles harmonies.

Pour le nombre de convives, je pense qu’à plus de 6 personnes il vaut mieux choisir une autre idée. A quatre c’est idéal.

La préparation

Pour réussir une fondue c’est assez simple, il faut avant tout une bonne viande, on conseille généralement de la poire de bœuf. Personnellement je fais confiance à mon boucher. En revanche, je coupe moi-même la viande de la taille d’une bouchée. Il faut compter 200 g par personne c’est difficile de s’arrêter, croyez-moi. Il faut surtout bien choisir l’huile dans laquelle on va cuire la viande. On ne se trompera pas en utilisant de l’huile de tournesol qui supporte la chaleur mais on peut aussi utiliser des huiles spéciales fondues.

En revanche, cette huile est à usage unique, n’essayez pas de la réutiliser pour d’autres préparations. En effet, une huile de friture peut être utilisée jusqu’à 5 fois (en ayant pris soin de la filtrer entre chaque utilisation)  mais, attention, l’huile de la fondue va subir certain "stress thermo-oxydatif". Pendant 2 à 3 heures l’huile va chauffer et en introduisant des aliments régulièrement on crée un bouillonnement quasi permanent par évaporation d’eau et au final l’huile n’est plus au meilleur de sa forme. 

L’accompagnement :

J’aime proposer 3 mayonnaises  différentes que je parfume au gré de mes envies du moment, cette fois-ci, nature, au curry et à la coriandre à retrouver sur le blog des huiles végétales.

 

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