pralinés-de-chez-Fauchon

Je crois que j'ai raté ma vocation, j'aurais du être un "NEZ" . Je peux me fier à mon odorat, probablement mon sens le plus développé et chez Fauchon il m'a rendu un grand service. Grâce à mes souvenirs olfactif j'ai découvert l'ingrédient caché dans le sucre parfumant le chocolat et je suis rentrée à la maison avec un kilo de chocolat praliné dernière mouture de chez Fauchon. A peine posée, la boîte a été très vite convoitée par ma troupe qu'il a fallut ralentir et leur faire apprécier à sa juste valeur ces chocolats très parfumés, avec la pointe de fruit sec un peu fumé parfaitement dosé. Dire que nous avons frôlé la crise de foie à force de vouloir tout goûter et regoûter n'est pas un euphémisme. Heureusement les vacances sont arrivées et j'ai pu sauver quelques chocolats de l'ardeur de mes ados affamés. Je leur servirai à petite dose.

Il est temps que je vous parle de l'ingrédient mystère qui m'a value la joie de rentrer avec mon kilo de chocolat. Invités à découvrir les derniers chocolats pralinés de chez Fauchon, nous nous sommes livrés à un petit jeu.Il fallait découvrir 2 épices parfumant un sucre recouvrant un très beau chocolat. La première était facile pour nous tous, la cannelle s'est imposée d'elle même. La seconde saveur était beaucoup moins habituelle. Il m'a fallut faire appel à tout mon savoir gustatif et olfactif. Il faut dire que le chef nous a concocté une saveur assez inédite. Je l'ai trouvé grâce à 2 souvenirs olfactifs. L'un provenant des souks marocains, c'est un ingrédient qui sert à réaliser des ustensiles de cuisine et l'autre grâce à une cabane magique perchée sur un arbre dans laquelle j'ai eu la chance de dormir (l'histoire est ici : clic). Et ce qui est amusant c'est que le chef qui a choisit cette saveur s'est inspiré de saveur nordique. J'ai eu le sentiment que la boucle était bouclée.

 

Avec tout ça je ne vous est pas révélé l'ingrédient mystère : c'est le cèdre. Je vous laisse avec cette belle histoire venant du chef Fabien qui vous explique comment lui est venu l’idée l’ingrédient mystère « boisé » :

 

« Il était une fois un restaurateur Suèdois “Magnus” qui me fait goutter une glace au bois issus d’une infusion de lait et de copeaux de bois de cèdre, coup de cœur pour cette saveur aussi inconnu que courante dans notre vie et voyage.
Plus récemment Michèle Gay (avec qui je travaille sur certain projets de création ) me fait sentir et goutter un sucre aromatisé avec des notes similaire mais en même temps beaucoup plus complexe, le  bois de vétiver. composé de cannelle, sève et cèdre.
J’ai très envie de travailler ce produit mais étant sur un terrain inconnu pour le public j’ai préféré le tester en très petite dose et sur un chocolat afin de bien l’isoler et laisser le client vivre l’expérience librement. »