Le blues des bleus de Cadaques
Après le bleu des Pouilles, c'est à Cadaques que je suis allée finir mes vacances d'été. J'ai laissé la langue de Dante pour celle de Cervantes, non sans mal mon petit mixte fait un peu peur et heureusement que je ne parle pas catalan, je crois que j'y aurais perdu mon latin !
Cadaques est un petit (plus si petit que cela ) village de pécheurs en Catalogne proche de la frontière avec la France. Bien connu, puisque ce fut le fief du grand Dali qui réussit à rester en Espagne sous Franco moyennant des petits arrangements : Cadaques fut une ville libre sous le Franquisme. Aujourd'hui ce village reste pittoresque, difficile d'accès, il n'a pas été dévasté par les promoteurs sans foi ni loi que l'on a malheureusement vu sur le reste des côtes espagnoles. Les villas appartiennent à des familles depuis des années, il est difficile d'acquérir un bien quand on n'est pas coopter par les locaux. Il est de bon ton de ne pas afficher le bling, les russes qui louent des maisons ne tiennent pas 3 jours, il n'y a pas de boutiques de luxes. Bref c'est assez calme, la mer est transparente et dès que l'on a un petit bateau; la découverte des criques est un vrai plaisir!
Et maintenant que tout est fini qu'il faut se préparer pour la rentrée, j'ai le blues et comme nous sommes encore en Août vous aurez le droit à une rétrospective bleu. Pour les recettes ça viendra plus tard.
Tout d'abord la mer en ligne de mire, du bleu à plusieurs facettes qui suivant le soleil et la profondeur reflète des nuances de bleu infinies. Je ne m'en lasserais jamais. La vue de la maison le soir :
La vue de la maison le jour
Le bleu de la mer brut, celui qui donne l'envie de plonger tout de suite :


On retrouve le bleu de la mer en jolies touches dans la ville, au milieu des ruelles étroites dans lesquelles il fait bon se perdre.


Les petits bateaux ont toujours un détail bleu assorti à la mer ...


Et même certains ongles se parent de bleu,
pendant que d'autres plongent dans l'eau leu marine de la piscine ...
Jusqu'au ciel qui passe du bleu ...
Au rouge sans complexes
Flash Back : paysage marin en gelée
Une de mes premières recettes bleue, un phantasme total. Vous ne pouvez pas savoir le temps que j'ai passé à essayer de trouver comment faire un bleu naturel pour faire ce paysage marin. Je m'étais finalement résolu à les faire avec du colorant. Aujourd'hui, je ferais peut être avec de la mauve. J'avais des cousins français et suédois à la maison pour déguster mes expériences, imaginez leur tête quand je suis arrivée avec mes oeufs en gelée bleue. Mais voilà, ils sont dignes d'être mes cousins, ils ont mangé et même aimé et ils ont surtout compris que j'étais complètement folle et qu'ils devraient encore être mes cobayes pour le meilleur et pour le pire ! Ils sont toujours fidèles 3 ans apr ès ...

L’œuf est l’allié de la gelée et pour faire mini l’œuf de caille est parfait. Pour le décor on a ajouter une étoile de mer rouge dans le paysage. Seul le poivron rouge ne prend pas le colorant et garde sa couleur. La végétation marine est apportée par l’estragon qui représente bien les algues du fond de la mer. Alors prêt pour une expérience de l’extrême ?
Ingrédients pour 4 personnes
- 8 œufs de caille
- 2 cuillères de vinaigre
- 1 cas de colorant bleu trouver chez meilleur du chef
- 1 poivron rouge
- 1 branche d'Estragon
- 25 cl de vin blanc
- 2 échalotes nouvelles
- 1 pincée de poivre
- de la préparation pour gelée ou de l'agar agar (2 g par litre, ajouter un bouillon cube pour le goût)
- 10 g de beurre

Recette à faire au moins 4 heures avant
Couper les échalotes finement et les faire fondre dans le beurre. Ajouter le vin blanc, le pineau et le poivre. Laisser réduire de moitié. Ajouter la préparation pour gelée selon les indications.
Faire bouillir de l’eau dans une poêle haute, y ajouter le vinaigre. Casser chaque œuf de caille dans une grande cuillère et plonger le dans l’eau, quand le blanc est solide, sortir l’œuf de l’eau et disposer le sur du papier absorbant (vous savez faire des œufs pochés ! ).
Dessiner puis découper des formes d’étoile dans le poivron rouge de environ 3cm (on trouve des emportes pièces pour faire des sablés qui sont parfait pour cette opération).
Dans un petit verre à liqueur, mettre 2mm de gelée qui commence à prendre puis disposer l’œuf, l’étoile et l’estragon, recouvrir de gelée et laisser prendre au réfrigérateur.
Pour démouler, passer le fond du verre sous l’eau chaude.
Flash Back : velouté d'aubergine aux notes bleues
En relisant cette recette, j'en ai eu envie alors je vous la remet et je n'oublierai pas de refaire ce velouté très doux.
C’est dans le dernier Elle à Table que j’ai trouvé l’inspiration de cette recette, et pour la recette originale cliquer ici. Je n’avais jamais essayé de faire un velouté à base d’aubergine et pourtant ce n’est pas faute de faire des soupes de sorcières avec tout ce que je trouve.
Bien sur j’y ai mis mon grain de sel et en fait, je n’ai conservé de la recette que les aubergines et la gousse d’ail. J’ai ajouté du tahin, de la pâte de sésame que l’on trouve dans les épiceries asiatiques et chez les bio, qui se marrie très bien avec l’aubergine. Et pour la note bleue, je vous rassure, pas de colorants, quelques miettes de bleu d’auvergne qui renforce le goût très suave de l’aubergine. J'avais déjà mélangé de l’aubergine avec du fromage comme un aligotbeaucoup plus léger que le véritable avec la pomme de terre.
La première fois nous l’avons dégusté chaude même en plein été parce que le soleil ne veut pas nous réchauffer et le fromage fondu dessus était un vrai régal. Le lendemain nous l’avons aimé froid directement sorti du frigidaire. J’arrive même à avoir des restes, les enfants sont en encore en vacances, les veinards et je continue à faire des quantités pour famille nombreuse. Je suis sure que dès que je vais prendre le rythme des diners en amoureux, ils vont revenir.
J’ai fait ce velouté avec mon Thermomix pour avoir le temps de faire d’autres choses sans surveiller et obtenir un velouté parfait.
Résultat des courses, je conserve l’idée de faire des soupes aux aubergines tant qu’elles seront de saison, peu caloriques, c’est une bonne façon de les préparer sans qu’elles n’absorbent trop de gras.
Ingrédients pour 4
- 3 belles aubergines
- 1 gousse d’ail
- 450 ml d’eau (450 g pour Thermomix)
- 2 c à s de tahin
- sel
- poivre
- 60 g de bleu d’Auvergne
Recette
Eplucher les aubergines avec un économe. Les couper en dès moyen. Eplucher la gousse d’ail. Mettre-le tout dans le Thermomix avec 450g d’eau et une pincée de sel. Cuire 18 min vit 1 au varhoma. Mouliner vit 9 pendant 15 secondes. Ajouter le tahin, mouliner 5 secondes vit 5.
Et sans Thermomix utiliser la recette ici. Servir dans des petits verres quand le velouté est encore chaud et émietter le bleu d’auvergne qui va fondre gentiment.
Servir chaud ou complètement refroidit.
Le salento mode d'emploi #3 : et qu'est ce que l'on mange ?
Dans les Pouilles y a des nouilles !
Impossible de résister à cette ineptie pourtant qu'est ce quelles sont bonnes ces pâtes fraîches sous toutes leurs formes ! Faites par des mamma du fond de leur boutique. Ben ça, on a mangé des nouilles !
Des orrochiette, des cavatelli, des fusilli et j'en passe. Un peu de riccota, un filet d'huile d'olive, quelques tomates, une pointe d'ail, un filet d'anchois, un peu de parmesan tout leur va et c'est un plaisir que nous n'avons pas boudé.
Les Pouilles restent une terre de pauvres ou tout pousse bien. C'est paradoxal mais la cuisine Pouglienne est une cuisine ou rien ne se perd et ou l'on ne gâche pas, elle valorise les fruits et légumes et plutôt les produits de la mer. Que du bon, du frais de l'authentique ! Nous avons mangé au restau assez souvent et j'ai pas mal cuisiné mais tout était très simple et même tellement simple que j'ai pris très, trop peu de photos mais je vais essayer de vous faire un panorama. Je suis revenu avec un livre de cuisine en français sur la cuisine des Pouilles et j'ai envie de faire pleins de recettes que je vous livrerais au fur et à mesure.
Comme souvent dans le pourtour méditerranéen, l'olivier est omniprésent et semble s'être acclimaté à la terre rouge un peu comme celle des terrains de tennis sur laquelle il pousse.
Cette terre est aussi généreuse pour les légumes, poivrons, aubergines, tomates (moins de variétés que chez nous, la tendance revival des légumes anciens n'est pas encore arrivée jusque là) et des courgettes souvent vendues avec leurs fleurs au bout (je craque à chaque fois, je suis une inconditionnelle, cette fois ci en beignets farcie mozarrella et ricotta forte).

On trouve aussi les incontournables figuiers, des figues noires ou vertes réchauffées par le soleil qui fondent dans la bouche et à profusion dans tous les recoins la maraude est facile ! Pour continuer à les apprécier il a fallut que je les cuisine (les recettes viendront plus tard) c'est pour vous dire la profusion !
Et il y a les amandiers déjà assez murs, les amandes n'étaient plus laiteuses mais encore fraîches et parfaites dans les gâteaux, j'y reviendrai aussi.
N'oublions pas le raisin et sa divine transformation le vin, euh comment dire il est toujours charpenté, genre brut de coffrage mais on s'y fait surtout qu'avant de trouver une bouteille à plus de 10 euros n'est pas facile. Même au restau le "vino de la casa" est vraiment peu cher. Début août le raisin de table restait inégal, pas encore arrivé à sa parfaite maturité mais nous sommes tombés sur du très bon (et du moins bon).
Je suis restée sur mon envie de figue de Babarie, trop tôt dans la saison et surtout pas facile à attraper attention ça pique.
Un vrai plaisir si vous aimez les oursins,on en trouve facilement et il en reste pas mal dans les fonds. Localement on doit pouvoir faire des exceptions. Il en mette même dans les pâtes (une vraie découverte pour moi, mais attention un peu écoeurant). A gallipoli, il y a un marché au poisson et au milieu quelques tables. On peut se faire ouvrir des fruits de mer et les déguster à l'apéro encore une chose que je ferrais si j'y retourne, pour nous ça s'est mal goupillé.
A côté des oursins, il y a pléthore de Scampi, pleins de crevettes différentes de tailles et de couleurs un vrai festival. L'Espadon est roi et les têtes sont exposées en trophées chez les poissonniers. Il ne faut pas abuser de ce poisson, il contient trop de mercure et il est en voie de disparition, mais dans ce coin, il reste présent et c'est tellement bon je n'en ai pris que 2 fois. Il y a beaucoup de variétés sur les étales un vrai plaisir.
Et pour finir les restau. Les pizzerie sont souvent très bonnes fines et ma pizza préférée est toujours celle avec de la ruccola (la roquette), j'ai découvert cette sorte il y a 7 ans maintenant c'est devenue plus courant. Les restau traditionnels où l'on mange des anti pasti, un primer piati (pâtes ou rizotto) un secundo piati viande ou poisson plus un contourni l'accompagnement sont plus chers, il faut faire un peu attention sur les restau avec belles vues mais il y a parfois des recettes inoubliables et une créativité dasn la simplicté remarquable.
Pour finir ce pannaroma, n'hésitez pas à aller diner dans des agriturismi, il y en a pas mal dans les Pouilles, c'est la ferme auberge version italienne ou les produits sont d'une fraîcheur remarquable et où les cuisinères souvent de la famille concocte une cuisine traditionnelle chargée de toute la culture puglienne. Et on finit par un petit verre de Limoncello ....
Maraude "Pouilleuse" pour une photo végétale
Quand j'arrive dans une nouvelle destination en vacances, je fais le tour du propriétaire dans les alentours pour débusquer tous les végétaux comestibles sauvage ou non qui amélioreront nos plats. Une habitude apprise de ma mère la reine de la maraude, elle nous a apprit dès l'enfance à ramasser les pissenlits, la mâche sauvage, les pommes à terre et les noix qui traînaient dans les fossés et tant d'autres choses. Et pendant mes dernières vacances dans les Pouilles (pour en savoir plus sur cette destination cliquer ici ou là), la maraude était facile les figues poussaient à profusion. De belles figues charnues aux belles robes de velours noires ou vertes auxquelles il était impossible de résister. Mais devant l'abondance, il m'a fallut les présenter un peu autrement pour que tout le monde continue à profiter de ce cadeau de la nature. J'ai donc proposer une version salée très simple :
Il suffit d'ouvrir en 4 les figues sans les couper. De leur pincer les fesses et de les farcir de fromage frais, ici de burrata, la mozzarella en version très jeune et très onctueuse. Un peu de sel, de poivre, un filet d'huile d'olive (locale et délicieuse) et un peu de pourpier autre fruit de ma maraude. Le pourpier est trop souvent ignoré, il est pourtant rès riche en oméga 3 et à un petit goût acidulé assez doux et apporte un peu de croquant à cette recette. Un vrai plaisir pour les papilles décuplé par le plaisir de la maraude.
Je propose donc la photo de cette recette au concours de 750g qui nous propose d'envoyer des photos de recette sur le thème du végétal :
Le blogueur devra déposer sa photographie (3 maximum par blogueur) sur son blog et sur le compte Facebook de 750 Grammes en incitant les internautes à commenter sa photographie.
Le Salento mode d'emploi #2 : les spots aquatiques
Maintenant vous savez où se trouve ce petit coin de paradis qu'est le Salento parce que vous avez lu mon billet précédent ici. Si vous connaissez ce blog, vous savez aussi que j'ai besoin de Méditerranée. Chaque année, il me faut ma dose estivale de bleu et pas que dans les recettes (Cookingout c'est chaque mois des recettes monochromes et en Août, c'est le bleu qui est à l'honneur). Résultat, nos destinations sont très souvent l'Espagne ou l'Italie et ce n'est pas la première fois que nous partons dans les Pouilles. Nous y sommes allés en 2003 et malgré la canicule j'en gardais un très bon souvenir. En effet, il y a toujours un petit vent qui fait supporter les grosses chaleurs et l'eau est tellement chaude que l'on peut y rester longtemps. Et bien, j'ai retrouvé mes souvenirs et même en mieux. La mer semble propre, un seul plastique rencontré dans l'adriatique et pas de méduses. Il y a de superbes oursins dont les Italiens sont friands (nous aussi).
Le Salento est bordé de 2 mers la Ionienne et l'adriatique généralement plus agitée. De chaque côté on trouve des plages de sables et des plages de rochers; Impossible de toutes les voirs mais je vous livre nos coins préférés.
En rochers :
Santa Maria a Bagno, proche de Gallipoli où un petit Lido est aménagé et où il est possible de sauter plonger d'un rocher de 3 mètres ou de suivre des escaliers naturels pour se glisser dans l'eau, profonde. Une immense piscine bleu marine idéale pour les randonnées palmées (c'est le nouveau nom marketing donné par les marque de sport à la nage avec palme mais j'aime le nom et surtout nager avec des palmes pendant longtemps). Et voici toute la bande enthousiaste à l'idée de la randonnée palmée sauf le photographe réfractaire aux palmes :
Santa Catarina, proche de Gallipoli plus brute, pas de lido et des rochers très hauts (plus de 8 mètres) qui étaient le lieux préférés des ados qui ne se lassaient pas de sauter et ressauter. Parfaite aussi pour les randonnées palmées, la mer y est un peu plus fraîche parce qu'alimentée de source et donc moins salée.
Porto salvaggio, entre Gallipoli et Porto Cesareo cette baie se trouve dans un parc naturel. Ce lieu se mérite après une randonnée à pied à travers les pins de 1,5 km qui descendent (le retour est moins facile entre les coup de soleil et la remontée) on arrive sur une crique rocailleuse où les italiens s'installent pour la journée (peut-être même la nuit) avec BBQ, glacière, tables et chaises la totale, et où le coucher de soleil sur la mer est magnifique.
Cesarea terme, nous n'y avons pas été cette année mais j'en garde un bon souvenir et ce lieu est assez connu.
En sable :
Baia dei tuchi, côté adriatique près d'Otranto, un mixe de sable et de rocher pour contenter tout le monde. Le cub Med est istallé pas loin, il faut leur faire confiance il détecte les meilleurs coins. Comme il faut marcher un peu pour y accéder, cette plage était relativement tranquille.
Lido Lindinuso toujours côté adriatique, entre Brindisi et lecce, c'était le plus sauvage et le moins peuplé, spot de planche à voile et Kyte surf, l'endroit est venté mais garde un petit côté vieillot très agréable.
San Cataldo, le plus authentique, c'est la plage des gens de Lecce. Les lidi sont de vrai villages ou les habitués se retrouvent et ont une petit pièce pour se reposer et poser les affaires. Le sable est un peu noir au bord mais cela n'a pas l'air de gêner les habitués.
Lido Maldive, du coté de Santa Maria di Leuca. Un parmi d'autres juste pour le nom, reste très populaire et très peuplé. On a pied longtemps, il y a du monde mais dès que l'on arrive là où l'on n'a plus pied la mer est pour vous. Parfait pour le volley ou les raquettes et pour les enfants petits qui restent au bord sans problème.
Lido Pineta ou lido sabioso du côté de torre San Giovanni, notre toute première destination, des lidi dans les pins avec une petite dune et hop le sable blanc et où l'on a pied longtemps. Il y a moins de monde.
Et enfin la piscine de la maison d'où nous avions du mal à déloger et à faire bouger toute la marmaille qui trouvé sans cesse de nouveaux jeux et où ils s'apprenaient les nages et l'art du plongeon pour mieux expérimenter sur les rochers.
Il y a pleins d'autres lidi et lieux à découvrir, 2 semaines ne suffisent pas !
Le Salento mode d'emploi #1 : Localisation
Carte provenant du site http://www.bellitalie.org/salento-pouilles.html
Au mois de juillet je vous faisais part de mon envie d'Italie et je cuisinais des recettes d'inspiration italienne comme les pâtes fraîches à l'araignée, les courgettes marinées à la sauge et le gâteau à la ricotta de Silvia. Maintenant j'en reviens mais j'ai toujours envie d'Italie, ces 2 semaines m'ont pourtant permis de bien en profiter, de déguster de très bons plats, de nager pendant des heures dans une eau cristalline, d'être en vacances en famille et de se retrouver. Que de très bons souvenirs mais comme d'habitude un goût de trop peu. Je rêve d'avoir 2 mois de vacances dans un même lieu au bord de la méditerranée et de réussir à m'ennuyer. En attendant, je voudrais vous parler de ce petit coin d'Italie qui vaut vraiment le détour ! Ce coin de paradis se trouve dans les Pouilles ou La Pouille et plus particulièrement le Salento, région peu connue de l'Italie, c'est le bout du bout, le talon de la botte. Entre 2 mers la Ionienne et l'Adriatique cette pointe est une merveille encore protégée des appétits des promoteurs (peut être pour de mauvaises raisons un peu mafieuses) et des hardes de touristes (cela reste loin, peu accessible en voiture pour les nordistes). Grâce à sa localisation, la côte est bercée par les vents et la sensation de chaleur n'est pas étouffante.
Il y a donc la mer et j'y reviendrais longuement, une côte bordée de plages "sabiose" du sable très blanc et où l'on a pied longtemps et où les lidi (les "plages privées") s'appellent : Maldive ou Bora Bora et ce n'est pas démérité. Il y a aussi des plages "rocciose", les rocailleuses où l'on accède à de l'eau plus profonde plus bleue marine et d'où l'on peut admirer les petits poissons dans leur monde rocailleux. C'est aussi le lieu préféré des ados qui aiment sauter des rochers de 8 à 10 mètres.
Il y a des villes remarquables je vous ferrais un petit billet sur les sites à voir, l'architecture est riche, baroque à souhait, les églises révèlent de magnifiques mosaïque et/ou statues. On trouve aussi des maisons des années 70 en bord de mer qui semblent sortir des films de Tatie ou des grandes demeures comme des mini palais d'inspiration vénitienne ou gréco arabo musulmane aux couleurs ocres plus ou moins passés superbes. Certains villages ressemblent à ceux de Grèce, bref une Italie du sud chaleureuse et pleines de secrets qu'il faut prendre le temps de découvrir.
On accède à cette région plutôt en avion destination Brindisi le plus prêt ou Bari (Ryanair arrive à Bari pour des prix compétitifs). La vie est vraiment abordable, pas de fruits et légumes à plus d'un euro le kilo. Et si l'on reste raisonnable cad qu'il vaut mieux ne pas prendre la totale anti pasti, pasti, primer piatti e contorni, les restau sont accessibles surtout les pizzeria. Les gelati ne dépassent pas 2 euros et sont à mourir !
Granité bleu sans alcool et sans colorant pour frimer sur la plage ou ailleurs
Il faisait chaud quand j'ai fait cette recette c'est donc en granité que j'ai utilisé ma nouvelle découverte les infusions de chez Passedat l'herbe de vif dont je vous parlais hier. Rien de plus simple, la seule difficulté est de vaincre la réticence à mettre du bleu dans sa bouche ! Il suffit de faire une infusion bien forte. De la laisser refroidir, puis de la congeler dans les bacs à glaçon. Quand les glaçons ont pris , il n'y pas plus qu'à les mettre dans un blender avec du sucre de canne, ou d'agrave déjà liquide.
Infusion bleue : Pointe des merveilles ... et c'est parti pour une nouvelle expérience
Dans ma quête du bleu, j'ai finalement trouvé une boisson bleu sans colorant ni sucré. c'est l'an dernier sur un magazine de cuisine que j'ai vu ce produit et que me suis mise à sa recherche. Il me semble que c'était présenté en sorbet salé mais je dois avouer que je ne me souviens plus très bien. J'avais noté le nom sur un petit cahier et fait quelques recherches sur le Web. Cette infusion est proposée par Passedat, le chef du Petit Nice à Marseille et s'appelle du jolie nom de "Pointe des merveilles, herbes de vif". Comment résister ?
Et je l'ai trouvé à Paris dans les Etablisements Lion dans le 18ème à Paris. Cette infusion est à base de plantes de mauve, bleuet et roïbos entre autre, très douce elle se boit facilement si l'on accepte de gouter au bleu. Et elle peut devenir la base d'autres recettes, à suivre ...
J'ai trouvé mon graal, un liquide bleu qui peut se faire sucré et salé, il m'en a fallut du temps et des expériences comme ici.
Flash back : mille feuilles orchidées vitellotes
J'ai retrouvée avec émotion cette recette, c'était l'époque où je découvrais la cuisine avec les fleurs et la vitellote. Aujourd'hui cette pomme de terre pousse dans mon jardin et on la trouve facilement, en 2007 cela restait toute une aventure pour en trouver ! Comme quoi la diversité fait son chemin, il ne faut pas désespéré !
J'ai décidé de respecter un peu plus mes engagements , il y a trop peu de recettes bleues au menu du mois d'août, je savais que le challenge serait dur et en effet cette couleur me donne du fil retordre, le bleu vire au violet et 15 jours de vacances pendant le mois d'août ne facilitent pas les choses.
Je voulais aussi remplir le défi lancé par Dominique du blog "Cuisine plurielle" et son concours : Le sucré devient salé et vice versa:
J'ai donc réalisé un millefeuilles salé et puis tant qu'à faire j'ai eu envie d'y ajouter des fleurs. Il faut dire que grâce aux recettes que je reçois pour le jeu de cuisiner avec les fleurs mon imagination s'emballe. J'ai eu du mal à trouver cette pomme de terre bleue cette fois ci. Il a fallut que j'aille jusqu'aux Galeries Lafayettes gourmet, c'est un peu normal ces pomme de terre sont mures en fin d'été et malgrè le temps d'automne que nous avons nous sommes encore en été ! Que l'on se le dise !! Et difficile de résister à toutes les tentations des Galeries Lafayettes gourmets, j'ai donc craqué pour les orchidées fraîches du rayon salade. Il faut dire que la recette de Gato Azul d'orchidée farcie au crabe me faisait vraiment envie. Pourtant, j'ai utilisé les orchidées dans le millefeuilles, c'est devenu tout d'un coup une évidence. Mais c'est tellement beau que j'en rachèterai même si le prix reste un frein.
Dans l'orchidée, il faut retenir la texture et l'esthétique, un peu craquante, elle va permettre d'assurer l'aspect croustillant nécessaire au millefeuilles, mais pour le goût, je pencherais pour la neutralité.
C'est donc un millefeuille de vitelotte aux orchidées, à la ricotta et au pavot bleu. Nous avons dégusté ces petites merveilles tièdes presque froides en accompagnement dune viande grillée et nous nous sommes tout simplement régalé. Ces millefeuilles peuvent être servis en entrée ou si vous arrivez à monter les toutes petites vitelottes, en apéro. Le plus difficile c'est de trouver des patates suffisamment grosses pour découper des tranches assez fines, j'ai du le faire dans la largeur. La vitelotte a un petit goût de noisette et une texture très dense à la limite entre pomme de terre et châtaigne, on est très vite rassasié. Pour "bleuir" la ricotta, je lui ai ajouté du pavot bleu qui lui donne un petit côté croustillant amusant et je l'ai parfumé avec quelques feuilles de menthe.
Ingrédients pour 4 millefeuilles
- 8 pommes de terre vitelotte (moyennes, c'était les plus grosses de mon sachet)
- 4 fleurs d'orchidées
- 100 grammes de ricotta
- 2 cas de graines de pavot
- 4-6 petites feuilles de menthe
- Fleur de sel et poivre du moulin
Recette
Cuire les pomme de terre vitelotte avec leur peau à l'eau environ 15 minutes , vérifier qu'elles ne soient pas trop cuite délicatement avec la pointe d'un couteau. Égoutter et laisser refroidir.
Éplucher les patates et couper des tranches de 1/2 centimètre à peu près dans le sens de la largeur, les saler avec de la fleur de sel, réserver. Préparer la sauce avec la ricotta, la menthe haché et du poivre. Détailler les pétales des orchidées en conservant le coeur intacte.
Pour le montage, prendre une tranche de vitelotte, badigeonner de ricotta parfumée, un ou deux pétales d'orchidée suivant la taille, de la ricotta, une tranche de vitelotte, recommencer 3 fois. A la dernière mettre un des coté de la pomme de terre, un peu de ricotta et fixer le bouton de la fleur. Et voilà un petit dernier pour finir :



































































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