30 septembre 2009
Encornets au Pastis selon Armand Arnal
Cette fois ci je suis tombée sur une recette du Elle à table de Septembre/Octobre que je me suis empressée de faire. L’association pastis/supions, je n’avais jamais essayé et elle m’intriguait. Pourtant, je pratique souvent l’association pastis et poissons été. J’utilise l’anisette qui ressemble au pastis et que j’ai toujours vu dans ma famille, certainement mon côté pieds noir. En plus dans cette recette on retrouve la couleur violette. Nous sommes en septembre et je vous avez promis des recettes violettes, alors en voici une juste avant que le mois d’octobre et son déferlement de recettes oranges n’arrive. J’ai aussi ajouté de la bourrache, c’est disons « my personal touch » et quelques pommes de terre grenailles pour nourrir mes ouailles ados et pré-ados qui ont besoin de féculents.
Je vous recommande le mélange, le petit goût anisé va bien aux encornets, seule ma fille qui n’est pas très versé sur le goût anisé a un peu râlé mais elle a mangé quand même.
Recette de Supions et oignons rouges d’Armand Arnal revue et corrigée avec des encornets et de la bourrache
Ingrédients pour 5 personnes
1KG d’encornets frais
2 oignons rouges
2 gousses d’ail
4 c à s d’huile d’olive
1 c. à c. d’anisette / Pastis
Fleur de sel
1 pincée de safran
Bourache
Pommes de terre grenaille
Recette
Laver les pommes de terre avec leur peau et les faire cuire recouverte d’eau froide pendant 15 0 20 min selon leur grosseur. Pendant ce temps, laver et préparer les encornets, enlever l’intérieur, la peau et la colonne vertébrales, conserver les tentacules. Essuyer sur du papier absorbant. Peler les oignons et les émincer, peler et écraser les gousses d’ail avec le manche d’un couteau. Faire revenir les oignons sans coloration dans 2 c. à s. d’huile d’olive 3min puis réserver dans une assiette. Mettre le reste d’huile dans la poêle et faire chauffer puis ajouter les encornets et les gousses d’ail. Faire revenir en secouant la poêle, ajouter l’anisette, mélanger ajouter le sel le poivre et le safran. Ajouter les oignons rouges dans la poêle. Disposer les pommes de terre grenaille dans un plat, recouvrir des encornets et parsemer de bourrache hachée. Servir aussitôt.
Salade potagère, très locavore
Je traficote pas mal dans mon jardin, même si je ne suis pas très doué avec mon potager, je prends plaisir à m’en occuper. L’an dernier j’avais planté des pommes de terre vitelotte et j’avais du oublier quelques pommes de terre. Après l’hiver bien froid que nous avons eu elles sont repartis et j’ai eu de superbes plants mais la récolte fut maigre, j’ai eu des minis patates bien mignonnes. J’ai aussi l’habitude de planter dans mon jardin les pommes de terre qui germent au printemps dans ma caisse et là encore j’obtiens une maigre récolte avec des minis patates mais je les laisse pousser toutes seules et je préfère ne pas les jeter.
Au final cette année, j’ai récolté un bon kilo de petites patates bleues on va dire violettes cette fois-ci et blanches. Je vous rappelle qu’en septembre on cuisine violet chez Cookingout même si je respecte de moins en moins mes principes.
Comme il fait encore beau, c’est en salade que j’ai décidé de les préparer. Une salade tiède avec tout ce que j’ai trouvé de comestible dans mon jardin :
- quelques tomates cerises,
- quelques haricots verts violets,
- du pourpier,
- de la roquette,
- des feuilles de salade un peu montée et amères
- et toutes les herbes qui poussent : persil, estragon, basilic
- 3 petits kumquats
Et voilà un repas super économique hyper « locavore » qui plait toujours. A la maison certaine phrases sont un « passeport », le « ça vient du jardin » en fait parti, le « c’est moi qui l’ait fait » beaucoup moins, ils se méfient toujours …
Pour faire cette recette, il suffit d’être patient et ne pas hésiter à faire pousser des herbes et pourquoi pas des légumes dans son jardin et même son balcon. Ne boudez pas la satisfaction de dire la petite phrase magique « tout vient de la maison » !
Toutes les herbes et salades ont été lavées dans de l’eau vinaigrée et bien essorer. De même pour les tomates et les kumquats. Les pommes de terres ont été bien frottées puis cuites à l’eau départ eau froide jusqu’à ce que l’on sente qu’elles sont cuites à la pointe du couteau. Les haricots violets qui deviennent verts à la cuisson ont été ajoutés pour les 10 dernières minutes dans la casserole des pommes de terre. Pour la sauce une vinaigrette toute simple à base de 4 c à s d’huile d’olive et de 2 c à s de vinaigre de xérès, du sel et du poivre. On touille et on sert et on se régale d’un bout du jardin. J’ai ajouté en toute fin de la féta pour en faire un plat complet.
26 septembre 2009
Salade de haricots de soissons au haddock, tomate ananas et estragon
Je suis en retard et je m’en veux. J’ai reçu il y a déjà un bon moment de magnifiques haricots de Soissons de la coopérative agricole du haricot de Soissons envoyés par 750G et je suis déjà en retard pour vous présenter la recette. J’ai reçu aussi très gentiment un petit pot de confiture de Marie Maryns que je n’ai pas encore utilisée.
C’est que dans ma tête, ces haricots sont passés par beaucoup de recettes. Dès qu’il faisait frais, je pensais à une soupe pistoulée, les soirs ou je me sentais un besoin de recouvrer de l’énergie, j’avais très envie d’en faire une brandade avec de la morue comme je l’ai déjà faite ici. Et puis j’attendais un week end pour avoir une belle photo et puis mes week end ont filés plus vite que prévu. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai anticipé et préparé cette belle salade toute fraiche pour profiter encore des déjeuners dehors sous le soleil de l’été indien.
J’avais décidé que je marierais mes haricots à du poisson, le haddock fut l’élu. La tomate ananas pour son petit gout sucré les a accompagnée, l’estragon du jardin et les oignons rouges ont apporté du punch, les échalotes nouvelles, un brun de verdure. Extrêmement simple pour peu de penser à tremper les haricots la veille, cette salade nous a tous ravis. Les garçons ont retrouvés l’énergie pour leur match de hand et de foot. Moi pour écrire ce billet et ma fille pour faire ses multiples devoirs de math et de philo.
Ingrédients pour 5
200g de haricots de Soissons
1 belle tomate ananas de 700g
rebuchet MS";">1 oignon rouge
1 échalote fraiche avec sa tige
1 filet de hadock très frais de 700g
1 belle branche d’estragon
3 c à s d’huile d’olive
2 c à s de vinaigre de xérès
Le jus d’un citron
Poivre
Recette
La veille faire tremper les haricots dans de l’eau froide. 12 heures après minimum les égoutter et les mettre dans une casserole. Recouvrir largement d’eau froide. Mettre à ébullition puis baisser le feu et faire cuire les haricots deux heures. Les égoutter et les rincer à l’eau froide. Pendant ce temps préparer la sauce. Laver et couper finement l’échalote fraiche, la faire tremper dans le vinaigre avec du poivre. Couper le hadock en tranches très fines. Laver et couper la tomates en petites tranches, laver et couper l’oignon rouge très finement. Disposer les haricots dans un plat, recouvrir des tranches de hadock et de tomates. Parsemer d’oignons rouge et d’estragon. Ajouter l’huile à la sauce et répartir sur le plat. Arroser avec le jus du citron. Servir aussitôt, les haricots encore un petit peu tiède et régaler vous.
24 septembre 2009
Flan aux poires
Quand on est débordée il faut savoir déléguer et c'est Catherine ma collègue et amie qui sévit régulièrement sur mon blog qui s'y est collée. On peut compter sur elle pour en plus utiliser les poires de mon jardin qui cette année sont plus que nombreuses. Je vous laisse avec Catherine et ses recettes traditionnelles qui font mouche à tous les coups.
Et oui ! Quand on habite en appartement à Paris c’est vraiment super d’avoir des amies et collègues qui habitent un pavillon en banlieue et qui ont, jardin et arbres fruitiers.
Donc après les Quetsches d’Evelyne voici les Poires de Birgit, un peu véreuses, mais délicieuses et fondantes.
Ingrédients:
- 100 gr de farine
- 150 gr de sucre
- 1/2 sachet de levure chimique
- 2 œufs
- ¼ de l de lait
- 50 gr de b
eurre + 20 gr
- 2 cas de rhum brun
- 500 gr de poires
- 1/2 sachet de sucre vanillé
Recette :
Mélangez la farine, le sucre et la levure, ajoutez les jaunes d’œufs et ¼ du lait.
Faites bouillir le reste du lait avec le beurre, versez sur la pâte.
Remuez bien, ajoutez le rhum et les blancs battus en neige bien ferme.
Versez la pâte dans un plat à gratin largement beurré, couvrez de quartiers de poires et laissez cuire 40mn à four moyen (150/160°)
Servez tiède ou froid, saupoudré de sucre vanillé.
Succès garanti pour ce dessert simple et automnal.
23 septembre 2009
Fleur d'artichaut
Je cuisine tous les jours mais je n’ai pas le temps de prendre en photo et je ne fais pas de recettes très originales en ce moment. Alors en attendant que je trouve le temps de faire des recettes violettes, je délègue. Vous aurez dès une recette de Catherine ma collègue et amie qui sévit régulièrement sur mon blog dès demain. Et je ne peux résister à vous mettre cette photo de fleur d’artichaut, je l’ai acheté chez mon marchand de légumes. Cette fleur en plus d’être belle avec son petit duvet violet sent très bon.
17 septembre 2009
Quand je sèche mon blog c’est pour de bonnes raisons …
Je vous ai dit que je courrais et en ce moment c’est entrainement intensif en vue de Paris Versailles. Est ce une bonne raison ? Disons que ce n'est pas la seule que la suivante devrait vous intéresser un peu plus que mes angoisses de coureuses.
C’est le moment de promo de mon livre, il est sorti depuis fin août et il commence sa petite vie et cela me demande pas mal de soutient. Ecrire et publier ne suffisent pas mais c’est un plaisir de l’accompagner.
Maintenant, vous pouvez gagner le livre en participant au jeu de Lavande : "Savez vous planquez les choux".
Une belle initiative ; Lavande vous invite à créer une recette, de celle que j’appelle les recettes « cache-cache ». Il suffit de trouver une recette à base de légumes mais ou ils doivent être invisibles, indétectables à l’œil et surprenant au goût. J’ai usé et abusé de cette tactique quand mes enfants étaient petits et maintenant ils sont ados et ils se les cuisinent tout seuls leurs légumes. Rien n’est perdu, lancez vous et participez au jeu « Savez vous planquez les choux ? » .
En savoir plus sur le livre :"Si tu sèches la cantine je te colle en cuisine"
Commander le livre avec dédicace
16 septembre 2009
Salade de tomates ananas, figues, brousse et PAPALO
Je fais des promesses que je ne respecte pas. Rappelez vous je vous parler de mon herbe papalo et je vous allèche avec une recette, puis silence radio. C’est que je cours au propre et au figuré, j’aime bien cela il faut avouer. Une petite Parisienne (courses réservée aux dames au cœur de Paris, 17500 concurrentes cette année) dans les pattes comme Annika et Léonie et pour couronner le tout ; une inscription au Paris Versailles qui me fait très peur. Il faut s’entraîner sans faiblir. J’ai en plus organisé une petite fiesta pour mon livre avec 60 personnes à la maison et mon boulot ne me laisse pas beaucoup de temps mort. Sans parler de mon livre qui fait son petit effet. L’art de la dédicace n’est pas si simple mais là encore je fais de nouvelles découvertes très plaisantes.
En attendant la suite, une recette très simple à base d’ingrédients délicieux pas facile à trouver je vous l’accorde. J’ai trouvé chez mon petit producteur de belles tomates ananas, elles sont énormes, jaunes mais elles ont le bon goût d’avoir des lignes violettes à l’intérieure. Même si les couleurs de cookingout ne sont pas mises eu violet pour cause de promo de livre (Si tu sèches la cantine, je te colle en cuisine »), je vous rappelle que chez moi en Septembre on cuisine en violet. Et pour accentuer le violet, j’ai ajouté quelques figues fraiches à ma salade. Un peu de brousse et cette formidable découverte qu’est le papalo et j’ai bien frimé avec ma salade toute simple aux saveurs différentes.
11 septembre 2009
Et si on faisait un herbier : la papalo
La papalo, jolie nom pour une herbe belle avec ces petits jours dans la feuille. Qu’est ce donc que cette herbe encore ? Vous me suivez je vous raconte comment je l’ai découverte.
Je l’ai trouvé sur le marché à Royan chez ma petite marchande de poivrons, celle dont je vous parle souvent, chez qui je trouve toute sorte de légumes et herbes amusants. Dès qu’elle m’a dit le nom, j’ai su que j’allais y gouter, ça sonne bien. Et puis elle m’a dit qu’elle en faisait pour un restaurateur de la région dont le nom m’échappe mais je retrouverais et je vous le dirais. Je n’y suis jamais allée mais il est sur qu’à ma prochaine visite dans cette région je ne manquerais pas d’y faire un tour.
Alors, je l’achète, je la photographie, je la goute et là la rencontre est surprenante. C’est une herbe forte puissante un peu âpre. Surprenante au premier essai puis on s’habitue. Elle m’a fait penser à la coriandre avec une texture plus grasse en bouche et un côté moins sucré que peut avoir la coriandre.
Puis je l’ai cuisiné sans faire de recherche sur le web, je voulais arriver sur un territoire vierge sans idées préconçues. Ma recette fut très simple, je vous en reparlerais demain.
Et puis en rédigeant ce post, je me suis dit que je pourrais faire quelques recherches. Et voilà, le non « suena bien » parce qu’il est mexicain. Cette herbe est consommée au Mexique et dans les états américains limitrophes, elle entre dans le quotidien des recettes mexicaine, les salsas à première vue.
Je ne suis pas sure de pouvoir en trouver à tous les coins de rue mais si vous tombez dessus n’hésitez pas, elle a un joli nom, un bon goût et elle est très esthétique.
08 septembre 2009
Tartes aux quetsches
Cela faisait longtemps que Catherine, ma collègue et amie qui sévit régulièrement sur mon blog n'était venue nous régalé de ces recettes Ch'ti. Une autre de nos collègues, Evelyne lui a emméné des quetsches de son jardin (un vrai trafic dans ce bureau ...) et la voilà partie pour une bonne recette traditionnelle qui devrait vous ravir.
Comment utiliser les Quetsches du verger de ma collègue Evelyne?
Confitures ? Pourquoi pas, mais je ne mange que la gelée de mures faite pendant les vacances à Lacaunau. Le reste de la tribu ne mange pas de confiture.
Clafoutis ? Charlotte, ma belle fille avait anticipé, et nous en avait cuisiné un le week-end dernier. Même si elle n’était pas complètement satisfaite du résultat (trop humide) il est parti très vite.
Pourquoi pas une tarte ? Une bonne tarte comme celle que Mamie (ma grand-mère) nous préparait les jours de ducasse (fête foraine dans le Nord).
Ingrédients:
- 150 gr de farine
- 1 œufs
- 50 gr de beurre salé (1 pincée de sel)
- 1/2 sachet de levure de boulanger
- 1 cac de sucre cassonade
- beurre fondu
- 1kg de quetsches
- 3 cas d’eau
- 1 cas de gelée de fruit
- 1 cac agar-agar
Recette :
Délayez la levure dans un verre avec 2 cas de lait ou d’eau tiède sucré à la cassonade, laissez reposer 5 à 10mm,
Mélangez la farine à une pincée de sel (vous pouvez utiliser du beurre salé), l’œuf entier le beurre que vous aurez fait fondre, la levure et mélangez jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Laissez monter la pâte plus ou moins 1 heure à l’abri des courants d'air.
Etalez la pâte dans une tourtière légèrement graissée.
Lavez, dénoyautez puis coupez en quatre les prunes. Garnir le fond de tarte avec les fruits.
Enfournez à four chaud 170° pour une trentaine de minute.
Quand la tarte sort du four, préparez un sirop en mélangeant : 3 cas d’eau à l’agar-agar, ajouter la cas de gelée et portez à l’ébullition en mélangeant pendant 10 à 15 mm. Répartir ce sirop sur la tarte à l’aide d’un pinceau. A déguster à fois bien refroidie.
07 septembre 2009
Et si on cuisinait le colinot autrement qu'au court bouillon ?
Le colinot fait parti des poissons « autorisés » sur la liste des poissons WWF. Mais en court bouillon personnellement je ne suis pas fan. Pourtant c’est un poisson peu cher, il n’a pas trop d’arrêtes et il n’a pas un gout trop fort. Pour l’apprécier, il n’y a qu’à changer son mode de cuisson. Un petit tour au four et ce n’est plus le même, il ravi tout le monde. Surtout quand les petits légumes qui l’accompagnent sont cuits à ces côtés sur un lit de salicorne fraiche (je vous en reparlerais) et arrosé d’un peu de vin blanc.
C’est la pleine saison n’hésitez plus et enfourner ce poisson aux dents pointues.
Ingrédients pour 8 personnes
1 colinot de 1,7 kg
4 minis pâtissons
4 tomates mures
200 g de salicorne fraiche (facultatif)
2 oignons blanc nouveaux
2 citrons
Quelques branches de persil
1 verre de vin blanc sec
Sel et poivre
Recette
Préchauffer le four à 160°. Laver la salicorne et la répartir sur une plaque allant au four. Nettoyer le poisson et le disposer sur la plaque du four. Nettoyer et couper les légumes en grosses tranches, pour les minis pâtissons tout se mange, peau et graine. Répartir les légumes autour du poisson. Parsemer de persil grossièrement ciselé, aller, poivrer et arroser avec le verre de vin blanc. Enfourner pour 50 minutes. Servir avec des pommes de terre vapeur ou tout autre légume.












































