pimentosJe voulais vous parler d’un petit jeu espagnol que l’on fait avec ces petits piments verts. Piments piquants, seuls 10% le sont (de moins en moins aujourd’hui) et le jeu consiste à ne pas tomber sur eux. J’ai appris ce jeu dans mon adolescence lorsque j’ai passé quelques semaines estivales dans la Castille chaude et aride dans la famille de ma correspondante espagnole Maria Antonia de Los Angeles, son prénom un poème à lui tout seul. Je connaissais déjà bien l’Espagne, mais plutôt celle des cotes. Dans le petit village Arrabal del Portillo près de Valladolid, j’ai pris un vrai bain linguistique et culturel. Je suis rentrée avec un bien meilleur accent et certainement quelques kilos parce les vieilles tantes nous faisait manger tout le temps, leur réserve de cochonnaille, un chorizo improbable à se damner et des pâtisseries trop riches et trop sucrées que l’on ne pouvait pas refuser. Et puis ces petits trésors comme ces pimientos de Padron que je ne trouve pas encore en France.

 

Ils sont arrivés à Royan depuis Barcelone grâce à Hervé et ils nous ont fait un apéro/tapas  délicieux et sain. Mais, avec les yeux du souvenir, je les ai trouvés encore meilleurs. Alors maintenant, producteurs espagnols envoyez-nous vos petits pimientos de Padron au lieu de vos fraises trop rouges pour être honnêtes !!! Nous les avons préparés à la traditionnelle, sautés à l’huile d’olive et au gros sel tout simplement. Il n’y en avait pas de piquants, tout se perd !