Figue de barbarie ou chumbo ou fico d’india et recette bonus salade de fin d'été aux figues de barbarie
Un fruit méconnu en France et peu apprécié à cause de ses piquants extérieurs et de ses nombreuses graines intérieures. Il a meilleure presse chez nos voisins italiens qui l'appellent "fico d'India" ou en Amérique du sud et en Espagne ou il prend le nom de "chumbo". Pourtant, je peux vous assurer que quand on a les moyens (j’y reviendrais) de dépasser ses petits inconvénients, la figue de barbarie se révèle sucrée et bien parfumée, très riche en vitamine C. Dans ma famille elle fait partie de ce que j’appelle les phantasmes récurrents comme le petit artichaut violet ou les pignons de pains frais ou l’ail du Périgord et tant d’autres. C'est-à-dire que ceux sont des ingrédients que l’on recherche et que l’on apprécie un peu plus que les autres parce qu’ils ont une histoire liée à celle de mes ascendants. Et en l’occurrence, la figue de barbarie évoque chez mes deux parents des souvenirs d’enfance, l’un étant né en Algérie et l’autre au Maroc. On peut donc comprendre que ce fruit faisait partie de leur paysage. En effet arrivé du Mexique avec l’inévitable Christophe Colomb, le figuier de barbarie a très vite trouvé sa place sur le pourtour méditerranéen.
Le fruit s’appelle figue mais n’a rien à voir avec la figue si ce n’est que les fruits sont matures à la même période en Europe. Les figues de barbaries peuvent être de 3 couleurs, verte, jaune ou rouge/violette (la plus courante et celle de la photo).
Mais ce n’est pas un fruit facile à marauder, il se mérite ! Lors de mes dernières vacances à Cadaques, j’avais repéré un beau figuier et j’ai mis quelques jours à peaufiner ma stratégie pour aller les cueillir et les cuisiner. Allez, je vous donne mes « truquillos » … pour que vous profitiez à votre tour de ce fruit délicieux.
Comment ramasser les figues de barbarie ?
Il faut un couteau et une manique, je n’ai pas trouvé mieux. Bien laver la manique après !
Où trouver des figues de barbarie en région parisienne ?
Certainement pas sur les cactus où alors je ne sais pas ou. Mais j’en trouve sur les marchés le plus souvent chez les marchands arabes, en épicerie fine toute propres, dans la rue du Fbg St Denis, chez certain bios, il faut bien chercher. On va dire que c’est plutôt une chance de tomber dessus mais si vous avez cette chance ne la gâchez pas ! Si vous connaissez d’autres adresses n’hésitez pas à laisser un commentaire, je mettrais à jour ce billet.
Quand ?
La saison commence fin juillet jusqu’à Septembre mais on doit en trouver toute l’année qui proviennent du Mexique qui est un très gros producteur, ce fruit nourrit le bétail.
Comment les éplucher ?
Certains brossent les fruits, moi je préfère le faire avec un couteau et une fourchette sur une planche que je nettoie régulièrement sans la toucher.
Comment se débarrasser des petites épines qui sont presque inévitables ?
J’ai appris ça cet été et je m’empresse de vous faire partager la technique de Jalil. Il suffit de se munir de sparadrap et de le poser puis le décoller à l’endroit ou ça pique, c’est radical.
Comment gérer les pépins ?
Personnellement je fais abstraction et je les avale, certain les jette (il ya du boulot !). L’autre solution est de mixer les fruits et de filtrer le jus, ou alors de les mettre dans un chinois et de les écraser pour obtenir la pulpe et le jus.
Comment les déguster ?
En salade avec de la féta et de la menthe un régal, la recette bonus toute simple quand les figues de barbaries sont épluchées !
En smoothie la texture est assez agréable quand il est filtré comme ici accompagnée de sa cousine la figue ou là avec d'autres fruits violet de mon panier de fruits.
Personnellement je ne les aime pas cuite mais pourquoi pas.
En règle générale, on peut les utiliser en remplacement de la figue, même si ce elles ne sont pas de la même famille elles sont réversibles.
Pour en savoir plus …
Je vous conseille ce post très complet des « Jardins de Pomone » qui fait le point sur ce fruit et nous rappelle que ce n’est pas avec lui que l’on fait de la Tequila même si cette information est trop souvent propagée sur la blogosphère, c’est avec les fruits de l’agave un autre cactus qui sont distiller jusqu'à obtenir ce fameux breuvage qui enflamme !
Nypon dryck - boisson aux cynorrhodons un petit tour en Suède
Une suédoiserie comme je les aime, trouvé chez Ikea voici une boisson à base de "Nypon" à la suédoise ou cynorrhodons en français dans le texte. Il faut vous dire que je suis née à Strockholm et que nous habitions dans un grand immeuble ocre rouge au joli nom de Nyponett, dont je n'ai aucun souvenirs si ce n'est en photos, étant partie trop petite de la Suède. Pourtant, à chaque fois que je retroune à Stockholm, je passe devant cet immeuble dont le nom est si évocateur. Comme quoi les souvenirs, les mots et les goûts font parfois des chemins très étranges pour arriver jusqu'à ma cuisine.
Mais c'est quoi ça ? Ce sont les fruits des églantiers autrement appelé "gratte cul" que l'on utilise beaucoup dans les pays du nord ou en Suisse. Riches en vitamine C, ils remplacent les agrumes dans les pays où le soleil est moins chaud. Vous trouverez de nombreuses informations versus suédoiseries ici chez Garance. Il y a aussi des recettes intéressantes très naturelles et Suisses ici dans cuisine sauvage et enfin de belles photos et des explications botaniques de premier ordre dans la cuisine du jardin ici.
Et quel goût ça a ? En terme de texture cela ressemble à du jus d'abricot avec une pulpe riche, un goût faiblement acidulé et subtil, un rien sauvage mais pas très marqué. Il vaut mieux gouter avant de sentir. Rendez vous pour une recette à base de jus de cynorrhodons tout à l'heure.
Essence de sureau
C'est Hélène du monde de Linou qui m'a offert ce produit. Il faut dire que le sureau nous rassemble nous avons pas mal échangé virtuellement sur ces fleurs, jusqu'au jour ou nous nous sommes rencontrées et c'est toujours un plaisir de se voir et d'échanger sur pleins de sujets. J'avais plein d'idées pour utiliser cette essence mais j'étais toujours en train de faire autre chose. Cette fois-ci, je n'ai plus de sirop de fleurs et avec ce temps très printanier j'ai eu une envie de sureau irrésistible. J'en ai donc mis partout dans mon dessert que vous trouverez un peu plus tard dans la journée sur ce blog. Cette essence n'est pas très puissante ce qui permet de bien la doser. D'autre part n'étant pas associé au sucre comme le sirop on peut envisager de cuisiner du salé avec (ce que je n'ai pas encore fait). Avec l'essence on sent vraiment la fleur alors que dans le sirop le citron est une donnée importante. Merci Hélène, un nouveau champ d'investigation s'offre à moi. Vous pourrez suivre mes premières expériences avec ce produit vers 18 heures.
Crème de raifort
Cette crème de raifort vient de Pologne. Mes amis se font un malin plaisir de me ramener de leurs voyages des produits locaux un peu différent. J'avais peur que cette crème soit très forte et bien non. J'ai été très agréablement surprise, j'ai retrouvé les goûts des pays de l'est et cela m'a inspiré une recette qui arrive dans la journée mais auparavant je voulais vous parler d'un autre ingrédient pour cette recette. Affaire à suivre vous aurez 3 posts dans la journée.
A très bientôt
Vermicelles de Spéculos
Pendant les vacances de février nous avons passer quelques jours à Amsterdam. Je n'ose pas calculer depuis combien de temps je n'y avais pas été mais cela faisait un bail. Pourtant c'est facile aujourd'hui, un coup de Thalys et en 3 heures et quelques le dépaysement est là. J'ai bien sur fait des tonnes de photos mais je n'ai pas trouvé le temps de les organiser pour faire un petit billet. Le beau temps n'était pas au RDV mais nous avons bien profité de cette ville, ces beaux musées, ses canaux parcourus à pied ou à vélo sous la pluie c'est encore plus typique. Et d'Amsterdam j'ai ramené ce produit étrange qui m'amuse les vermicelles de spéculos. A l'hotel où nous étions, les ados se faisaient de grosses tartines de beurre recouvertes de vermicelles de chocolat, la version beurre chocolat de notre enfance revisitée à la néerlandaise. Pour le clin d'oeil j'ai voulu leur en ramener et au super marché j'ai trouvé la version spéculos qui bien sur a été ajoutée dans mon panier. Et devinez comment je les ai utilisé : la réponse à 18 heures.
Effeuillage de Bergamote
Il y a des ingrédients qui me feraient faire tout le tour de Paris pour m'en procurer (comme le yuzu). Et depuis que j'ai un blog, j'ai vu en cette saison régulièrement des bergamotes sur les blogs. Ma curiosité était encore plus aiguisée. Je me suis approchée du but quand j'étais à Reus mais ils n'étaient pas murs. Et puis il y a quelques temps dans un magasin bio dans le 3 ème arrondissement (rue du Renard) je suis tombée sur une mine de bergamotes. Si je m'étais écoutée j'aurais acheté le stock ! Depuis, je les hume, je les zeste, je le les cuisine à toutes les sauces et le mois de février jaune chez Cookingout va lui laisser une grande place. Avant la bergamote c'était une saveur dans mon earl grey aujourd'hui c'est un fruit à "téton" que j'ai carrément adopté. Moins acide que le citron mais plus que la clémentine, il a un parfum très volatile. Il met mes sens en éveil et une tonne de recette passent dans ma tête avec la question et si je mettais de la bergamote ? Vous l'avez compris je suis une fane et vous allez en voir les résultats très vite, affaire à suivre donc. Mais avant opération effeuillage :
Le fruit brut qui déjà embaume ...
Le zeste à la microplane, idéal pour parfumer les laits sans les faire tourner.
La pulpe tout à fait comestible pas trop acide ni trop sucrée, on l'imagine déjà avec les poissons un petit tartare ? Pour le jus je vous épargne le jus cela ressemble à n'importe quel jus.
Je vous laisse je vais cuisiner mes bergamotes et m'enivrer de leur parfum ...
Black treacle, mais qu'est ce que c'est encore?
Lors de mon dernier épique voyage professionnel à Londres (10 heures de train dans la journée et journée normale au bureau), j'ai pu m'échapper à l'heure du déjeuner et traîner un peu chez Marks & Spencer. Un bocal très noir a attiré mon attention et je crois que si je n'avais pas ce blog avec cette idée farfelue de cuisiner une couleur par mois je ne me serais jamais arrêter sur ce produit. Mais voilà, Cookingout me pousse à découvrir sans cesses de nouvelles choses. Me voici donc de retour avec ce pot noir que j'ai trouvé bien lourd en plus de mon ordi pendant ces pérégrinations entre les Eurostars et le train de banlieue qui me ramène chez moi.
Sur le pot, il y a écrit "Bake with ...to add a rich distinctive flavour and color to pudding, cakes, biscuits and toffee"
Beau programme en perspective. Je me doutais bien vu la composition que cela était très sucré. En effet, c'est de la mélasse et du sirop sucré. Un petit tour sur le web et on trouve ce produit dans la composition de gâteau dans le nord de l'Europe. Et maintenant il n'y a plus qu'à laisser libre court à mon imagination. Suite au prochain épisode. Il risque d'y en avoir pas mal le pot est gros.....
Post billet : Pour en savoir plus, je vous invite à aller consulter le billet d'Annika Panika c'est ici
Effeuillage de yuzu
Il ne suffit pas de le regarder et de sniffer humer, il fallait se lancer et cuisiner ce fantasme de foodista j'ai nommé le yuzu. J'ai décidé de cuisiner 2 plats, l'entrée et le dessert. J'ai cogité, j'ai étudié la question longuement en me plongeant dans le livre " Le yuzu 10 façon de le préparer" d'Elisabeth et Hisayuki Takeuchi aux Editions de l'épure dont je vous parlais déjà ici. Et puis finalement je suis partie sur 2 recettes simples, une alliant ce fruit à la coquille St Jacques et l'autre en crème brûlée. Les recettes suivent. Tout d'abord, j'ai fait un reportage photo sur la dissection, l'effeuillage du yuzu, réalisé religieusement dans les effluves parfumées que génèrent ce fruit ; un vrai plaisir à préparer. C'est comme une mandarine à grosse peau à la couleur d'un citron et aux effluves de pamplemousse. Ces 3 parfums d'agrumes que l'on connait se réunissent dans ce fruit, une merveille.
Le yuzu zesté pour la crème brûlée, l'odeur volatile de ces zestes m'ont beaucoup plu.
Et puis arrive le moment où il faut enlever la peau, elle s'enlève très facilement comme une mandarine en une seule fois. Le fruit est petit recouvert de filaments blanc, un peu sec mais c'est peut-être du au long voyage qu'il a effectué.
Le yuzu a une chaire très claire, doucereuse et est remplie de pépins minimum 3 par tranche, la peau est assez épaisse. J'ai récolté la maximum de pulpe et de jus pour mon tartare de St Jacques.
Le yuzu est complètement désintégré et prêt à être cuisiné. Je vous avoue que j'ai eu du mal à jeter les pépins et la peau, mais à part essayer une plantation je ne vois pas ce que j'aurais pu en tirer. Recettes à suivre
A part un fantasme de foodista, qui suis-je ?
Des suédoiseries pour Soissons autour du filmjölk et du filbunke en attendant
Pour l'atelier du salon des blogs de Soissons, je me suis associée avec Anna du blog AnnikaPannika, histoire de faire connaitre notre culture culinaire commune : les recettes suédoises. Nous avons proposé des recettes à base filmjölk ; une sorte de yaourt liquide suédois qui ressemble à du lait ribot et qui nous rend toutes les deux très nostalgiques, notre madeleine de Proust. Léonie du blog Un nerf de famille, en suédoise de coeur grâce à sa belle soeur s'est jointe à nous pour préparer et réaliser cet atelier que nous avons concocté au printemps.

On avait proposé cette idée à Damien mais on trainait à concrétiser et du coup le temps d'un weekend on a fait pleins de tests pour choisir nos recettes. On voulait faire notre propre filmjölk en fait une sorte de filmjölk qui s'appelle le fillbunke. Moi je ne connaissais pas, Anna a rameuté toute sa famille suédoise et nous a dégoté des recettes. Ses tests n'ont pas très bien marché et les miens se sont avérés concluants (je pense que c'est grâce au lait entier non pasteurisé que j'ai utilisé j'y reviendrais) mais comme il faut plusieurs heures de prises, nous ne pouvions pas le présenter à Soissons. Je profite donc de vous annoncer notre atelier pour vous donner la recette du filbunke parfaite pour accompagner les fruits d'automne.

Notre atelier se déroulera dimanche à 15h30 et il ne faut pas rater le trio de choc et nos suédoiseries très lactées !
Pour la recette du filbunke, j'ai eu un peu peur parce que la fermentation se fait à l'air libre et avec tout ce que l'on entend sur les bactéries et tutti quanti, on n'ose plus rien faire. Mais le résultat s'est avéré délicieux et très doux. C'est devenu du filmjölk moins acide parfait à déguster avec une compote de fruits frais ou du sucre tout simplement. Je recommencerais.
Comme nous voulions le faire pur Soissons j'ai testé avec du Filmjölk et du lait ribot, le résultat est sensiblement identique ce qui veut dire que c'est faisable chez vous aussi... Et voilà comment procéder c'est tout simple :
Ingrédients
1 litre de lait entier non pasteurisé (obligatoire)
1 dl de filmjölk ou de lait ribot (entier de préférence)
1 dl de crème fraîche liquide entière (on ne se refuse rien c'est suédois et en Suède il faut avoir des calories pour lutter contre le froid!)
Recette
Faire chauffer le lait entier à 90°. Mettre la casserole dans l’évier plein d’eau froide pour refroidir le lait jusqu’à température ambiante env 22°. Mélanger le filmjölk (ou le lait ribot) avec la crème dans le lait et répartir dans 4 bols. Couvrir et laisser à température ambiante jusqu’à ce que les bunke aient épaissi environ une nuit. Mettre au frais.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la cuisine suédoise je vous conseille de lire le billet ici.
Pour suivre les événement du salon des blogs il y a une page facebook disponible ici
















































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