10 mai 2008
Le lentillon ou les lentilles roses
Je vous rappelle que je travaille le rose au mois de mai, malgré mes incartades vers le vert pour ma nouvelle rubrique : Et si l’on faisait un herbier, pas si vert finalement l’agastache a des reflets violets, ou rose foncé si l'oncherche bien.
Grâce à l’article d’Estèrelle Pavany parue dans le Elle, j’ai trouvé des lentillons chez mon bio. Elle parlait de lentilles roses girly aux saveurs douces et boisées. Il me les fallait tester. J’ai déjà pris au mot une de ces petites phrases au détour de l’article et fabriqué et utilisé de la farine de lentilles vertes pour un petit cake amusant, je n’allais pas en rester là.
Avant de vous livrer mes recettes, je vous livre mon impression. Elles sont en effet plus douces que nos habituelles lentilles, on a envie de les booster pour leur donner du corps. Elles sont du plus bel effet, un vieux rose qui est agréable à la vue.
Et comme je persiste, je me suis amusée (merci thermomix) à en faire de la farine et là on voit bien la couleur vieux rose.
26 avril 2008
Les orphies à découvrir
Au marché, chez mon poissonnier dès que je vois un poisson que je ne connais pas, j’essaye. Aujourd’hui il y avait des « orphies », une sorte d’anguille à la tête d’espadon. Et nous voilà à discuter avec les co-clientes du poissonnier. Elles ne se sont pas risquées à goûter ce poisson et je leur est promis de leur donner mon avis pas blog interposé. C’est donc pour elles que je rédige vite fait ce petit billet sur l’orphie. Il y avait la dame aux ormeaux, encore une expérience à vivre ce sera pour une prochaine fois, je n’aurais pas le temps de les préparer la semaine prochaine et il faut attendre pour pouvoir déguster ces bestiaux. Quand à la dernière je suis partie avant de savoir ce qu’elle a choisit mais nous nous retrouverons sur le marché j’en suis sure.
Et alors ces orphies, ce sont de très beaux poissons avec une peau aux multiples reflets bleutés et gris qui semble être de la même famille que les maquereaux et les sardines. Pour le côté scientifique un petit tour chez Wikipédia ici. Mon poissonnier a enlevé la tête alors j'ai trouvé cette très belle photo ici :
Mais ce qui est le plus amusant c’est quand on les ouvre, leurs arrêtes sont vertes et d’ailleurs il vaut mieux parce qu’il y en a beaucoup des arrêtes, j’ai eu le droit à une mini grève à la maison et il a fallut que je prépare les filets pour mes goûteurs délicats. Ceci dit nous en sommes venus à bout.
Je ne conseille pas de faire ce poisson avec des invités mais le goût est intéressant. Surtout que je l’avais relevé avec une
petite marinade au citron et aux épices secrètes. Et pourquoi secrète parce que provenant du Vietnam, un sel épicé aux crevettes une sorte de saté relevé ! Encore un cadeau de ma copine qui y réside en plus du livre Cuisine passion. Je suis gâtée …
Ces orphies après avoir subit l’attaque acide et pimenté de ma marinade se sont retrouvés sur le barbecue, 5 minutes de chaque côté avec un feu en fin de vie pas trop chaud. Puis dans nos assiettes et cela fut la découverte de ces arrêtes graphiques et une bataille désordonnée pour pouvoir les déguster.
J’aurais peut-être eu plus de succès avec les ormeaux, mais financièrement je m’en sors très bien.
Moralité si vous en trouvez sur l’étal de votre poissonnier et que vous n’avez jamais gouter, je vous conseillerais d’essayer. Si vous connaissez, je vous conseillerez plutôt les ormeaux.
02 avril 2008
La coréte
En trainant dans les allées de mon épicerie asiatique, je suis tombée devant une poudre verte, bien sur je l’ai ajoutée dans mon panier, une nouvelle découverte pour alimenter mon mois vert foncé et ma catégorie produits étranges. Après le pandanus et l’acacia, je pensais avoir trouvé une poudre de perlinpinpin, magique très certainement mais surtout très odorante. Quand j’ai mis mon nez dans le paquet, j’ai eu l’impression de me retrouver en thalasso quand on est recouvert d’algues. Après j’ai pensé aux épinards et puis j’ai commencé mes recherches. J’avais un indice écrit sur le paquet et quelques infos "molokheya".
On ne peut pas dire qu’il existe des tonnes de recettes avec cette poudre, c’est toujours à base de viande et d’huile. Les recettes viennent de Tunisie, d’Egypte, du Liban ou de Syrie, elles sont liées à des légendes de rois pressés et sont apparemment traditionnellement servie pour des fêtes en fin de ramadan, pour l’hégire ou pour les deuils. Je suis assez étonnée de ne pas avoir trouvé d’autres utilisations, peut-être sur des blogs en langue arabe mais là je ne pratique pas. Si vous avez d’autres recettes je serais curieuse de les connaître, sinon je sens que mes cobayes vont devoir essuyer les plâtres et je ne suis pas sure de trouver un public entièrement conquis.
19 mars 2008
Acacia
Après l'aloe vera et le pandamus voici une autre trouvaille venant de mon épicerie asiatique, les feuilles d'acacias. Certes je connaissais les fleurs d'acacias dont les beignets me font phantasmer mais en feuilles comme ça je n'avais jamais vu,ni pu imaginer que l'on pouvait les cuisiner. Elles ont fini dans mon pannier, puis j'ai laissé cours à mon imagination. Rien de très précis sur google, j'ai donc gouté, pas mal un petit goût âpre mais sympatique une vague note fleurie, liée à mon imagination peut-être. Difficile de dire si c'est salé ou sucré qu'il faut l'utiliser, mais quand mêle le salé avec sa connotation herbacée à fait surface. Une longue reflexion dont vous aurez le dénouement demain ...
17 mars 2008
De l’Aloe vera comestible
En trainant dans les allées de l’épicerie asiatique à coté de chez moi je suis tombée sur un dessert à l’aloe vera, un produit étrange à ajouter à ma collection. Curieuse comme je suis, j’ai ajouté ce produit dans mon panier. Pourtant, j’associe ce nom aux shampoings et autres crèmes de beauté, et quand on cherche dans Wikipédia, il n’y a pas de référence au fait que l’on puisse en manger. J’associe à l’aloe vera une idée de douceur et une odeur particulière. C’est là où l’on se rencontre de l’impact du marketing sur nous consommateurs qui essaient de lutter contre les influences. De là à en manger, je ne savais pas que ce soit possible. Il y avait deux versions de ce dessert dans mon épicerie, un packaging vert au muscat et un autre au packaging rose au lychee. Je suis resté très prudente, je n’ai acheté qu’un petit paquet saveur lychee ne voulant pas faire trop peur à mes cobayes préférés. Quand j’ai ouvert, j’ai trouvé des petits rectangles translucides baignant dans un liquide transparent. Bien sur, j’ai gouté et j’ai été très agréablement surprise, c’était presque comme un bonbon un peu gélatineux.
Après quelques recherches sur Google, il semble que l’aloe vera est présente au niveau alimentaire dans des solution pour régime ou pour l’amélioration de l’épiderme, cela ressemble plus à un médicament plutôt qu’à un met à déguster. L’aloe que j’ai trouvé est très sucrée alors pour le régime on repassera pourtant j’ai décidé de cuisiner cette plante, la recette arrive.
13 mars 2008
Pandanus
Après mes mois verts de l'an dernier (mars vert clair et avril vert foncé), je suis tombé par hasard sur un superbe gâteau vert en passant de blogs en blogs. Je n'arrive pas à le retrouver mais ce vert m'a bien intrigué. Je me suis souvenue du nom le Pandanus et je m'étais promis de le trouver pour cette année.
J'ai déjà parlé de cette plante lorsque je me suis intéressée à « l'eau de kewra » qui provient du pandanus ou pandan. Sur le blog de Tronche de cake, vous trouverez un éloge au Pandan et une quête pour en trouver en France. Moi, j'ai fini par en trouver surgelé dans une épicerie asiatique.
Ensuite je me suis intéressée aux recettes à base de ce jus vert, c’est chez Choumie que le catalogue est le plus complet.
Et après j’ai gouté et comme ça brut je ne suis pas franchement convaincue, mais je me suis lancée à l’intégrer dans des recettes alors suites aux prochains épisodes.
09 mars 2008
Le liseron d'eau
Dans les restaurants asiatiques, je choisi souvent ce plat pour le goût et pour la bonne conscience, il me faut mon quota de légumes verts.
J'ai trouvé à côté de chez moi une épicerie asiatique très bien achalandée, cela faisait 6 ans que je devais y aller et je regrette de ne pas l'avoir fait avant ! Mais maintenant, mes courses risquent d'être plus "exotiques" encore. Cette fois-ci je suis revenue avec des liserons d'eau.
Ce sont des tiges avec des feuilles délicates, pointues à la saveur douce que l'on trouve exclusivement dans les boutiques asiatiques. Je me suis alors lancée dans la recherche d'information et de recettes et j'ai plutôt fait chou blanc. Rien sur Wikipédia, pas de recettes. Les seules que j'ai trouvées viennent de mes bouquins de cuisine vietnamienne et elles sont simplissimes, les liserons sont passés à la poêle avec une échalote et du soja. Et puis j'ai lu que l'on pouvait les remplacer par des épinards. Et je me suis lancée dans une recette que je vous donnerais plus tard.
08 mars 2008
Galanga
J'ai toujours aimé les soupes au galanga dans les restau asiatiques mais j'ai mis du temps à utiliser cette racine en cuisine. J'ai eu quelques beaux ratés, soupe à la citrouille trop piquante, wok amer. Pourtant, je persévère, je remplace régulièrement le gingembre par du galanga dans mes plats et je commence à obtenir de beaux résultats.
Pour vous parler de cette racine, je vous citerais un chef Didier Corlou dans son livre : Ma cuisine du Vietnam dont je vous ai déjà parlé avec mes expériences avec les mangues du Vietnam si gouteuses. Sa définition est très simple, mais pour plus de "technique" n'hésitez pas à cliquez ici, vous arriverez chez Minouchka qui a créé une rubrique "Racontes moi une épice" très bien documentée.
Texte de Didier Corlou :
"Galangal : cette racine très dure ressemble au gingenbre mais est beaucoup plus ronde et grosse, de couleur rougeatre. POur l'utiliser, dans la plupart des cas , il faut le hacher ou le piler finement pour la marinadeou l'emincer pour le poisson braisé. C'est un élément indispensable pour la réalisation des plats de viande de chien".
Rassurez vous je ne vais pas cuisiner du chien ...
22 février 2008
Sirop de lotus
Vous connaissez mon goût pour les fleurs en cuisine et dès que je trouve une fleur nouvelle à cuisiner sous quelques formes que ce soit, fraîche, sèche ou en sirop je ne résiste pas.
Revenant du Cambodge où j’ai mitraillé les fleurs de lotus à toute heure, fières dans leur bassin autour des temples d’Angkor, ou très travaillées dans des coupelles dans les hôtels pour touristes, je n’ai pas pu résister devant ce petit flacon de sirop de lotus.
Quand à la maison j’ai lu la composition j’ai été un peu déçue, pas de trace de fleur juste de l’arôme mais quand nous l’avons goûter, nous avons retrouver ce petit goût d’amande très particulière que l’on sent dans les quelques rares desserts que nous avons mangés en Asie où les fruits sont plutôt légion.
Donc ce sirop est très doux au goût d’amande et perd de sa valeur gustative quand on y ajoute de l’eau. Il fallait donc que je lui trouve une recette adéquate.
Et donc suite au prochain épisode ….
12 février 2008
La corne de cerf
Etrange a la même racine qu‘étranger et c’est vrai que souvent les nouveautés que l’on découvre ici et ailleurs sur la
blogosphère viennent souvent de l’étranger. Je suis la première à me lancer dans des croisades impossibles pour trouver le truc que j’ai gouté dans je ne sais quel restaurant comme le yuzu ou les produits que je ne connais pas et que j’ajoute dans mon caddie sans sourciller, comme ce que je vois sur des blogs comme ce Matfoul qui m’a bien intrigué chez Esther ou dans mes lectures dont ce livre : « la Suède à dos de cuillère » dont j’ai lu chaque ligne avec délectation.
J’ai donc crée cette nouvelle catégorie qui je crois va vite se remplir.
Pour en revenir au livre de cuisine suédoise, gentiment été prêté par un collègue de mon mari, une des choses qui m’a le plus intrigué c’est la corne de cerf. J’avais lu très vite la recette de petits gâteaux à la corne de cerf. J’avais avec ma mémoire très sélective retenue deux choses le nom et que la cuisinière Christine Arguenaud avait été un peu déçue de ce qu’était ce produit sur lequel elle avait imaginé. Sur ce, je suis partie en vacances.
Pour notre voyage en Asie, nous avions une escale d’une demi-journée à Hong Kong et dans le guide touristique que j’ai consulté, ils parlaient de la rue des boutiques de médecines chinoises dans laquelle ils vendaient de la corne de cerf. Bien sur, j’ai organisé un détour par ce charmant coin et je suis bien sur entrée dans une échoppe remplie de produits étranges et me voilà demandant de la corne de cerf sans avoir aucune idées de la façon de le dire en chinois et en anglais, j’ai donc mimé sans avoir peur du ridicule. Et le vendeur m’a trouvé une petite boîte de derrière le comptoir avec un étrange sourire.
J’ai donc embarqué ma petite boîte me promettant d’essayer cette recette de petits gâteaux suédois à la corne de cerf.
Le temps a passé et j’ai enfin trouvé le temps de faire la recette. Je me suis arrêtée aux ingrédients et à la méthode. Mais le produit acheté était sous forme de pilules et non pas de poudre, c’est pourquoi je les ai écrasées et ajoutées à la pâte.
Les petits gâteaux ont disparus très vite, trop vite, les enfants sont venus chacun à leur tour me demander d’en refaire, maman ils sont trop bons, c'était comme une sorte d'addiction à se battre pour les derniers restants !
J’ai commencé à m’inquiéter, j’ai gouté et en effet ils étaient à mourir avec une envie irrésistible d’en reprendre encore et encore. La réalisation de l’expression : « ils mettent un produit spécial pour qu’on en reprenne ! ».
Alors là je me suis un peu plus penchée sur la question. Tout d’abord sur les pilules en anglais bien caché sous le chinois illisible une petite phrase a commencé à éveiller mon attention : « Cordiceps deer tail penis pills », après recherche ces pilules semblent être à base de testicules de cerf. Heureusement la dose que j’avais mise était à peine la dose d’une personne pour 2 jours de traitement et nous étions 5 à manger ces petits gâteaux au goût de revenez-y !
J’ai tout de suite compris le sourire énigmatique de mon vendeur chinois, mais je vous assure que ces gâteaux sont extraordinaires.
Je me suis ensuite renseignée sur le produit initial de la recette du sel de corne de cerf qui est en faite, de l’ammoniac de carbonate soit le (NH4)2CO3 · H2O. Maintenant il faut que je trouve ce produit et continuer de remplir la catégorie des produits étranges.
En attendant, je finirais mes pilules dans ces petits gâteaux jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Nous n’avons eu aucune effets secondaires, juste l’envie d’en reprendre !! Peut-être tout simplement le côté aphrodisiaque de ces petites pillules.





























